TEHERAN, 10 mars (Xinhua) -- Le porte-parole du
ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad-Ali Hosseini, a
déclaré lundi que l'Iran pousuivra sa coopération avec l'Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA), a rapporté la
télévision nationale.
"L'Iran poursuivra son travail avec l'AIEA et mènera
ses activités nucléaires dans le cadre du Traité de non-prolifération
(TNP) et des règlements internationaux", selon M. Hosseini cité
d'après son discours lors de la conférence de presse hebdomadaire.
Il a expliqué que l'Iran est prêt pour organiser des
négociations avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité
de l'ONU (Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Etats- Unis, plus
l'Allemagne), sur les problèmes convenus par les deux côtés.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la semaine
dernière une autre résolution renforçant les sanctions pour presser l'Iran
de suspendre ses activistés d'enrichissement d'uranium.
Quatorze des 15 membres du Conseil de sécurité ont
voté lundi dernier pour la résolution 1803, tandis que l'Indonésie s'est
abstenue
Les nouvelles mesures de sanction comprennent des
restrictions, voire des interdictions, de voyage pour davantage
d'Iraniens, le prolongement du gel des avoirs, une surveillance
financière, des inspections des marchandises transportées par avion
et par bateau, ainsi que d'éventuelles "mesures ultérieures".
Le porte-parole a également affirmé que les
négociations avec les Etats-Unis ne sont pas sur l'agenda de son pays.
Il a estimé que les Etats-Unis doivent "entreprendre
beaucoup de démarches vers la construction de la confiance et la création
de nouvelles opportunités", mais que "Washington poursuit toujours sa
politique hostile envers Téhéran et même l'intensifie".
Il a accusé les Etats-Unis d'avoir fait échoué
l'organisation par les deux pays d'un quatrième tour de négociations sur
la sécurité en Irak, disant que Washington a annulé ces négociations
après que Bagdad eut envoyé une invitation.
Une délégation iranienne est arrivée la
semaine dernière à Bagdad pour d'éventuelles négociations avec des
responsables américains le 6 mars. Or la délégation a été obligée de
rentrer en Iran après l'annulation surprise des négociations par
les Etats- Unis.