QUITO, 10 mars (Xinhua) --
De nombreux efforts sont à réaliser pour le rétablissement des relations
Colombie-Equateur, a déclaré samedi le secrétaire général de
l'Organisation des Etats américains (OEA) José Miguel Insulza, en visite
en Equateur.
L'Equateur a rompu ses relations diplomatiques avec
la Colombie, après que des troupes colombiennes furent entrées le 1er mars
en territoire équatorien pour mener une attaque contre un camp des
Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le plus grand
groupe rebelle du pays. L'Equateur a considéré cette attaque
transfrontalière comme une violation de sa souveraineté
territoriale.
M. Insulza a confié aux journalistes que nombre de
différends devront être résolues en attendant la restauration des
relations diplomatiques entre les deux pays. Le secrétaire général de
l'OEA se trouve actuellement en Equateur pour faire la lumière sur
l'affaire.
Les ministres des Affaires étrangères de l'OEA, un
bloc panaméricain ayant pour mission de consolider la paix et la
sécurité dans la région, se réuniront le 17 ce mois-ci pour passer en
revue cette dispute.
M. Insulza, en compagnie de son équipe, se rendra
lundi dans la province équatorienne de Sucumbios (nord), où la Colombie a
lancé son raid transfrontalier unilatéral et a tué le numéro deux des
FARC, Raul Reyes. Après cette visite, il prendra la route vers la
Colombie.
Les présidents de l'Equateur et de la Colombie se
sont serrés la main vendredi en République Dominicaine, lors du 20e sommet
du groupe de Rio, en vue de faire part de leur volonté de résoudre
l'actuelle crise frontalière.
Cependant, le président équatorien Rafael Correa a
annoncé samedi qu'il faudrait encore un peu de temps pour que son pays
restaure officiellement ses relations diplomatiques avec la
Colombie.
"Nous nous coordonnerons avec le Venezuela pour
élaborer ensemble un calendrier portant sur le retour de nos ambassadeurs
à Bogota", a-t-il indiqué, ajoutant qu'il sera difficile de
rétablir la confiance en l'actuel gouvernement colombien.
Le Venezuela, pays voisin situé au nord de la
Colombie, a également rompu ses relations diplomatique avec cette
dernière, afin de montrer sa solidarité avec l'Equateur. L'Equateur et le
Venezuela avaient tous deux déployé des troupes à leurs
frontières avec la Colombie à l'apogée de la crise.