(Photo: Xinhua/Reuters)
WASHINGTON, 8 mars (Xinhua) -- Le président
américain George W. Bush a mis son veto samedi à un projet de loi qui
interdira à la CIA de recourir à des méthodes d'interrogatoires musclées
pour interroger les suspects de terrorisme.
M. Bush a défendu sa décision dans son discours
radiophonique hebdomadaire à la nation, affirmant que de telles méthodes
avaient aidé à faire déjouer des attentats terroristes, dont celui contre
un camp des Marines à Djibouti et l'autre contre le consulat
américain à Karachi, au Pakistan, ainsi que des plans visant à faire
écraser des avions de ligne contre un tour de Los Angeles ou l'aéroport
Heathrow de Londres et des bâtiments.
"Al-Qaïda reste déterminé à attaquer de nouveau
l'Amérique (...) . Parce que le danger persiste, nous devons veiller à ce
que nos services de renseignement aient les outils nécessaires pour
arrêter les terroristes", a dit M. Bush.
"Je ne peux pas signer un projet de loi qui
m'interdira, et interdira aux futurs présidents d'autoriser la CIA à mener
un programme de renseignement séparé et légal et à prendre toutes
les actions légales nécessaires pour protéger les Américains contre
une attaque", a affirmé M. Bush.
Le texte, approuvé en février par
le Congrès, contraindrait les services de renseignement à se conformer au
manuel des règles d'interrogatoire imposées aux militaires, qui
interdit les techniques traumaisantes. Mais le texte n'a été approuvé que
par une petite majorité du Sénat, rendant très improbable que le
Congrès puisse surmonter le veto du président et réunir les deux- tiers
de voix nécessaires dans les deux chambres pour que le texte entre dans la
loi sans la signature de M. Bush.