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Bush met son veto à un projet de loi contre la torture des suspects de terrorisme
  2008-03-09 17:11:04  

 Le président américain George W. Bush a mis son veto samedi à un projet de loi qui interdira à la  CIA de recourir à des méthodes d'interrogatoires musclées pour  interroger les suspects de terrorisme.

(Photo: Xinhua/Reuters)

    WASHINGTON, 8 mars (Xinhua) -- Le président américain George W. Bush a mis son veto samedi à un projet de loi qui interdira à la  CIA de recourir à des méthodes d'interrogatoires musclées pour  interroger les suspects de terrorisme. 

     M. Bush a défendu sa décision dans son discours radiophonique hebdomadaire à la nation, affirmant que de telles méthodes avaient aidé à faire déjouer des attentats terroristes, dont celui contre  un camp des Marines à Djibouti et l'autre contre le consulat  américain à Karachi, au Pakistan, ainsi que des plans visant à  faire écraser des avions de ligne contre un tour de Los Angeles ou l'aéroport Heathrow de Londres et des bâtiments.  

     "Al-Qaïda reste déterminé à attaquer de nouveau l'Amérique (...) . Parce que le danger persiste, nous devons veiller à ce que nos  services de renseignement aient les outils nécessaires pour  arrêter les terroristes", a dit M. Bush. 

     "Je ne peux pas signer un projet de loi qui m'interdira, et  interdira aux futurs présidents d'autoriser la CIA à mener un  programme de renseignement séparé et légal et à prendre toutes les actions légales nécessaires pour protéger les Américains contre  une attaque", a affirmé M. Bush. 

     Le texte, approuvé en février par le Congrès, contraindrait les services de renseignement à se conformer au manuel des règles  d'interrogatoire imposées aux militaires, qui interdit les  techniques traumaisantes. Mais le texte n'a été approuvé que par  une petite majorité du Sénat, rendant très improbable que le  Congrès puisse surmonter le veto du président et réunir les deux- tiers de voix nécessaires dans les deux chambres pour que le texte entre dans la loi sans la signature de M. Bush.