SAINT-DOMINIGUE, 7 mars (Xinhua) -- Le 20e sommet du
Groupe de Rio s'est clôturé vendredi en République dominicaine avec
l'approbation de la Déclaration de Saint-Dominigue, acceptant les
excuses du président colombien Alvaro Uribe pour un raid
transfrontalier sur les Forces armées révolutionnaires de
Colombie (FARC) en Equateur.
La déclaration a autorisé M.
Uribe et son homologue équatorien Rafael Correa, qui était impliqué dans
ce conflit, à se serrer la main pour la paix et mettre fin à la crise qui
a débuté samedi dernier.
(Photo: Xinhua)
Le président colombien a affirmé dans la déclaration
son engagement au nom de son pays qu'il ne répètera plus ce genre
d'actions dans n'importe quelle circonstance, mais il a dénié la
violation du territoire de l'Equateur.
Pour sa part, M. Correa a indiqué qu'il attendait le
verdict des responsables judicaires équatoriens qui enquêtent sur les
éventuelles violations de la loi nationale de l'Equateur après
les études des documents livrés par M. Uribe.
La déclaration a également
souligné que le conflit entre la Colombie et l'Equateur constituait une
profonde préoccupation pour la région latino-américaine et réitéré
l'engagement pour la coopération pacifique dans la région.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Le conflit a débuté samedi dernier lorsque les
forces militaires et policières colombiennes ont mené une opération
transfrontalière dans le territoire équatorien pour attaquer une
base des FARC.
Peu après ce raid, l'Equateur a interrompu ses
relations diplomatiques avec la Colombie en protestation. Le Venezuela, un
autre voisin de Colombie, a annoncé l'expulsion de l'ambassadeur
colombien Fernando Marin et plusieurs diplomates colombiens.
L'Equateur et le Venezuela ont même mobilisé des forces à la
frontière avec la Colombie.
Le Groupe de Rio, créé en 1986, est un bloc régional
des pays de l'Amérique du Sud et du Centre dans le but de promouvoir la
coordination politique et la coopération économique.