BEIJING, 6 mars (Xinhua)--
La Banque mondiale a appelé à travailler de concert avec la Chine en
qualité de partenaires pour répondre aux défis qui empêchent l'Afrique de
parvenir à une croissance durable, a déclaté Obliageli Ezekwesili,
vice- présidente de la Banque mondiale pour la région africaine.
Les principes qui sous-tendent le soutien de la
Chine sont le bénéfice mutuel et la réciprocité. "Ce qui est différent,
pourtant, c'est l'échelle et l'objectif de ces investissements", a dit Mme
Ezekwesili mercredi, au Centre chinois de recherche économique de
l'Université de Beijing.
La coopération devrait se concentrer sur les
infrastructures, l'intégration régionale, la gestion des ressources
naturelles, l'agriculture et la technologie, a-t-elle ajouté.
"En travaillant plus étroitement ensemble, nous
pourrons soutenir les efforts de nos partenaires africains, en tant que
leaders de leur propre développement".
Selon la Banque mondiale, les infrastructures
constituent le goulot d'étranglement de l'Afrique qui reste un lieu
d'investissement "très coûteux". Près de 54% de la population
n'aurait pas atteint les objectifs du Millénaire pour le
développement (OMD) dans le secteur de l'eau, 25% des ménages
africains ont accès à l'électricité.
Les estimations montrent que l'Afrique a besoin d'un
capital de 22 milliards de dollars par an pour soutenir un taux de
croissance de 7% du PIB qui permettra d'atteindre les objectif de
réduction de la pauvreté des OMD.
"La Chine a fait une grande promesse à l'Afrique,
non pas seulement en termes d'investissements financiers dans le secteur
de l'énergie, des transports, de l'eau, mais aussi dans l'expertise
technique qui accompagne le développement de son réseau
d'infrastructures", a-t-elle dit.
Elle a aussi suggéré que le soutien croissant des
investissements de la Chine en Afrique améliore les talents
locaux.
"De tels investissements devraient fournir
d'importantes occasions pour les entreprises africaines qui se constituent
en joint-ventures pour remonter la chaîne de la valeur", a-t-elle
poursuivi.
"Je suis contente que la Chine participe en tant
qu'observateur et j'espère qu'elle pourra se développer peu à peu en tant
que membre actif", a-t-elle fait remarquer, ajoutant que les
entreprises chinoises participent aux projets de financement de
la Banque mondiale en Afrique avec une moyenne annuelle de 265
millions de dollars .