TEHERAN, 3 mars (Xinhua) --
Un haut officiel de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a jugé
lundi qu'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU contre
Téhéran et son programme nucléaire rendrait le dossier "encore plus
compliqué", a rapporté l'agence de presse officielle officielle IRNA.
"Tout comportement irrationnel, illogique et injuste
non seulement ne réussira pas à résoudre la question du nucléaire
iranien mais en plus rendra le problème encore plus compliqué", a
estimé Mohammad Saïdi, numéro deux de cette organisation.
"Le meilleur moyen est de recourir aux moyens
juridiques et à un engagement constructif" avec Téhéran, a dit Saïdi,
aussi membre de l'équipe iranienne dans les négociations.
Pour lui, les rapports écrits et oraux du directeur
général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed
ElBaradei "montrent que l'institution internationale supervise
pleinement le programme nucléaire pacifique iranien, et aucune
pression sur Téhéran ne contribuera à régler le problème".
Dans un discours lors de la réunion des gouverneurs
de l'AIEA à Vienne lundi, M. ElBaradei a déclaré qu'alors que la
coopération de l'Iran avait calmé certains doutes sur ses activités
nucléaires, des informations selon lesquelles le pays s'armerait de
nucléaire restaient un point de préoccupation.
Le Conseil de sécurité de l'ONU va voter une
résolution prévoyant plus de sanctions contre l'Iran pour son programme
nucléaire. Le vote, prévu pour samedi dernier, a été reporté
faute d'unanimité entre les 15 membres du Conseil de sécurité.
Les cinq membres permanents -- Grande-Bretagne,
Chine, France, Russie et Etats-Unis -- soutiennent cette résolution, mais
certains membres non-permanents ont exprimé des réserves.
La nouvelle résolution qui se prépare prévoit
notamment des restrictions voire des interdictions de voyage pour
davantage d'Iraniens, le prolongement du gel des avoirs, une surveillance
financière, des inspections des marchandises transportées par avion
et par bateau ainsi que d'éventuelles "mesures ultérieures".
Selon les analystes, comme les résolutions 1737 et
1747, cette troisième veut exercer une pression modérée sur Téhéran pour
donner un coup de pouce à une solution diplomatique de ce dossier.