BEIJING, 3 mars
(Xinhua) -- La Chine, avec sa grande économie et ses nombreuses
perspectives d'investissements, ne connaîtra pas de récession après les
Jeux olympiques du mois d'août, selon des économistes devant participer
aux sessions annuelles des organes législatif et consultatif
suprêmes.
"On m'a fréquemment demandé durant mon voyage qui
vient de se terminer en Europe si la Chine ferait face à une récession
suite au déclin des investissements après les jeux, et 'non' a toujours
été ma réponse", a dit Justin Yifu Lin, député à la 11ème Assemblée
populaire nationale (APN, Parlement chinois), le corps législatif suprême
du pays.
Cela s'explique surtout par la taille de l'économie
chinoise qui est bien plus large que celle de certains pays hôtes des Jeux
olympiques précédents qui ont vécu une récession post-olympique,
a expliqué Lin, également nouvel économiste en chef et vice- président
de la Banque Mondiale.
Il y aura beaucoup de projets d'investissement dans
la modernisation d'infrastructures et d'industries, alors que la
croissance de la consommation et les investissements étrangers se
maintiendront à un haut niveau, selon Lin.
D'autre part, la Chine accueillera aussi
l'Exposition universelle et les Jeux d'Asie en 2010, ainsi que d'autres
événements internationaux importants après les jeux olympiques, a
ajouté l'économiste.
Certains pays hôtes des Jeux olympiques ont dû faire
face à une récession après les jeux à cause d'une chute de
l'investissement, et beaucoup de personnes travaillant pour les jeux
ont dû rechercher d'autres emplois, l'effet des jeux s'affaiblissant sans
le soutien de certaines industries, explique le Professeur Li Yining,
célèbre économiste et conseiller économique.
Toutefois, de tels problèmes ne devraient pas
survenir en Chine car elle est dans une phase d'industrialisation, d'après
Li, qui est membre du 11e Comité national de la Conférence
consultative politique du peuple chinois (CCPPC).
La CCPPC et l'APN ouvriront respectivement leur
session plénière annuelle les 3 et 5 mars.