BOGOTA, 2 mars (Xinhua) --
Le ministère colombien des Affaires étrangères a officiellement récusé,
dans un communiqué publié dimanche, la violation de la souveraineté
équatorienne lors d'une opération exécutée samedi, qui a mis hors d'état
de nuire le No 2 du plus grand groupe rebelle colombien, les Forces armées
révolutionnaires de la Colombie (FARC).
"La Colombie n'a pas violé la souveraineté de
l'Equateur, au contraire, ses actions sont conformes au principe de
légitime défense", a indiqué le communiqué, qui ajoute que : "Les
terroristes ont envahi des pays voisins pour y trouver refuge après
avoir commis des assassinats en Colombie."
Le ministère a annoncé qu'il répondra officiellement
à la note diplomatique de protestation de l'Equateur sur l'incident, dans
un communiqué conjoint avec le ministère de la Défense.
Le président équatorien, Rafael Correa, a
officiellement fustigé dimanche l'opération militaire colombienne, la
qualifiant de "la plus sévère agression que l'Equateur a subie". Il a
aussi rappelé son ambassadeur de la Colombie.
Le Venezuela, voisin de la Colombie à l'est, y a
fermé son ambassade et envoyé des troupes à ses frontières communes avec
la Colombie pour soutenir l'Equateur.
Le No 2 des FARC, Luis Edgar Devia Silva, plus connu
par son surnom Raul Reyes, a été tué à 1,8 km des frontières
équatorio- colombiennes lors d'un raid qui a mis hors de combat 16 autres
guérilleros des FARC.