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Le Venezuela mobilise ses troupes sur la frontière avec la Colombie
  2008-03-03 10:11:11  

     CARACAS, 2 mars (Xinhua) -- Le président vénézuélien Hugo  Chavez a placé dimanche l'armée en état d'alerte et fermé  l'ambassade de son pays en Colombie après qu'un leader rebelle  colombien fut tué par l'armée colombienne sur le territoire  équatoiren. 

Le président vénézuélien Hugo  Chavez a placé dimanche l'armée en état d'alerte et fermé  l'ambassade de son pays en Colombie après qu'un leader rebelle  colombien fut tué par l'armée colombienne sur le territoire  équatoiren.

(Photo: Xinhua/AFP)

     "Nous sommes en état d'alerte. Je place le Venezuela en état  d'alerte et nous soutiendront l'Equateur", a déclaré M. Chavez  dans un discours à la nation, annonçant le déploiement de dix  bataillons ainsi que des chars et des avions militaires sur la  frontière avec la Colombie. 

Le président vénézuélien Hugo  Chavez a placé dimanche l'armée en état d'alerte et fermé  l'ambassade de son pays en Colombie après qu'un leader rebelle  colombien fut tué par l'armée colombienne sur le territoire  équatoiren.

(Photo: Xinhua/AFP)

     Le président vénézuélien a violemment condamné la tuerie de  Luis Edgar Devia, connu surtout sous le nom de Raul Reyes, qui  était de facto le ministre des Affaires étrangères des Forces  armées révolutionnaires de la Colombie (FARC), le plus important  groupe rebelle colombien. 

     L'armée colombien a tué Devia sur le territoire de l'Equateur,  alors que ce dernier a protesté par la voie diplomatique. 

     Le président Chavez a déclaré qu'il avait reçu un appel  téléphonique du président équatorien Rafael Correa, qui a affirmé  avoir rappelé son ambassadeur en Colombie et ordonné la  mobilisation de troupes à la frontière nord avec la Colombie. 

     M. Chavez a indiqué que les responsables militaires colombiens  avaient reconnu une incursion dans le territoire équatorien, qui,  selon lui, est une chose extrêmement sérieux. Cela peut être le  début d'une guerre sud-américaine", a-t-il dit. 

     Il a aussi annoncé qu'il ne participerait pas à la prochaine  réunion de l'Union des nations sud-américaines qui aura lieu plus  tard ce mois à Bogota, capitale colombienne.  

     Il a dit que le président colombien Alvaro Uribe était "un  menteur, un patron de mafia (...) et un paramilitaire qui dirige  un gouvernement qui est un laquais des Etats-Unis". 

     Le Venezuela partage 2.219 km de frontières avec la Colombie.  Entre août et novembre 2007, Chavez a pris part à la médiation  entre le gouvernement colombien et les FARC, ce qui a conduit à la libération d'otages au début de cette année. Le président Uribe a  ensuite refusé la participation de Chavez.