WASHINGTON, 28 février (Xinhua) -- Le président
américain, George W. Bush, et le candidat démocrate à la Maison Blanche,
Barack Obama, ont entamé jeudi une guerre de mots sur les politiques
économique et étrangère.
Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche,
M. Bush a affirmé qu'il se soucie de l'économie américaine, mais il a
écarté l'hypothèse d'une récession.
M. Obama, favori à l'investiture démocrate, a
pourtant contredit les propos de M. Bush, dénonçant les risques de
récession économique.
"Nous sommes au bord de la récession", a déclaré le
sénateur de l'Illinois au cours d'un rassemblement électoral à Austin
(Texas, sud).
"Il ne s'agit pas d'une partie inévitable du cycle
commercial. Il s'agit d'un échec de la politique de Washington", a déploré
M. Obama.
Il a en outre critiqué les cadeaux fiscaux de
plusieurs milliards de dollars offerts par le président Bush, remises qui
ne profitent, selon lui, qu'aux plus riches.
Sur le plan de la politique étrangère, M. Bush a mis
en cause l'ouverture de la position de M. Obama sur les consultations avec
les ennemis des Américains sans condition préalable, arguant que
cela risque de transmettre des signaux erronés aux dictateurs
étrangers et aux dissidents dans ces pays.
L'été dernier, M. Obama a déclaré, lors d'un débat
démocrate, sa volonté de rencontrer les dirigeants de l'Iran et de la
Syrie, sans aucune condition préfixée, une position critiquée par la
sénatrice du New York, Hillary Clinton, sa principale adversaire
à l'investiture démocrate pour la présidentielle.
M. Obama a récemment inclu le nouveau
président cubain, Raul Castro, dans la liste de ses interlocuteurs.