NAIROBI, 28 février (Xinhua) -- Le gouvernement kenyan et l'opposition se
sont déclarés prêts à appliquer l'accord de partage du pouvoir conclu
jeudi et qui devrait permettre voir une fin de la crise post-électorale
dans le pays.
(Photo: Xinhua)
"Dans le document signé (...)
nous sommes d'accord sur une formule qui prévoit un poste de Premier
ministre pour le gouvernement du Kenya, dont l'autorité sera de
coordonner, appliquer et superviser l'exécution des fonctions et des
affaires du gouvernement du Kenya", a dit à la presse Kofi Annan, ancien
secrétaire général de l'ONU et principal médiateur dans la crise
kenyane.
(Photo: Xinhua)
"Le Premier ministre sera un parlementaire élu et le
leader parlementaire du plus grand parti de l'Assemblée nationale, ou
d'une coalition si le plus grand parti n'est pas majoritaire",
a-t- il dit.
Selon M. Annan, les postes dans le gouvernement
réflèteront la force des deux partis politiques rivaux dans le Parlement
et les la distribution des portefeuilles sera équilibrée.
L'accord a été signé par le président kenyan Mwai
Kibaki et le leader de l'opposition Raila Odinga.
"Mon gouvernement soutiendra complètement
l'application de l'accord conclu (...) jusqu'à ce que nous atteignions le
résultat que nous voulons", a dit M. Kibaki après la cérémonie de
signature, qui s'est déroulée en présence du président tanzanien Jakaye
Kikwete, qui assume la présidence de l'Union africaine.
M. Odinga a déclaré pour sa part que son parti
"s'engage complètement à assurer que l'accord réussira".
"Notre peuple a soufert et nous voulons que la vie
normale revienne", a-t-il indiqué.
"Je dois remercier mon compétiteur Mwai Kibaki. je
sais que le peuple dira pourquoi j'ai fait ça, mais je veux leur dire que
le Kenya est plus grand qu'Odinga", a ajouté le leader de
l'opposition, âgé de 62 ans.
La crise a éclaté en décembre dernier après que le
président Kibaki fut déclaré vainqueur du scrutin présidentiel. M. Odinga,
chef du Mouvement orange démocratique (ODM), arrivé deuxième selon la
Commission électorale, s'est plaint que le dépouillement des votes était
truqué, accusant Kibaki d'avoir volé sa victoire.
Les violences post-électorales ont causé plus
de 1.000 morts et près de 350.000 personnes déplacées et ont porté un coup
dur à l'économie du Kenya.