BEIJING, 28
février (xinhua) -- L'incident d'intoxication alimentaire aux raviolis
importés d'une entreprise du nord de la Chine au Japon serait un cas
particulier de sabotage dont il est peu probable qu'il se soit produit en
Chine, a dit jeudi à Beijing l'autorité du contrôle de la qualité de la
Chine.
"Après une enquête complète, nous pensons qu'il
existe une probabilité infime que le méthamidophos ait été introduit dans
les raviolis en Chine", a dit Yu Xinmin, directeur adjoint du bureau
d'enquête criminelle du ministère de la Sécurité publique, lors
d'une conférence de presse.
L'Administration d'Etat pour le Contrôle de la
qualité, l'Inspection et la Quarantaine (AECQIQ) a également dit à la
presse qu'il était arrivé à la même conclusion après n'avoir trouvé
aucune trace chimique nuisible dans les produits similaires et les
échantillons, et aucune opération anormale de la part du producteur
chinois.
"Nous en concluons que l'incident d'intoxication aux
raviolis est un cas individuel monté au lieu d'une affaire de sécurité
alimentaire due à des résidus de pesticide", a indiqué Wei
Chuanzhong, directeur adjoint de l'AECQIQ.
Les médias japonais ont rapporté en janvier que dix
Japonais étaient tombés malades au Japon après avoir consommé des raviolis
congelés à la viande produits par la Tianyang Food Plant basée dans
la province du Hebei (nord). Du méthamidophos avait été signalé dans ces
raviolis.
Des expérimentations montrent que le méthamidophos
peut pénétrer à l'intérieur de sacs fermés depuis l'extérieur, a
indiqué Wang Guiqiang, expert en authentification de témoinages
du ministère de la Sécurité publique.
La police japonaise a argumenté qu'il était peu
probable que le sabotage se soit produit au Japon, indiquant que
d'expérimentations similaires, elle avait conclu des résultats
contraires et trouvé des impuretés dans le méthamidophos, ce qui
montrait que ce dernier n'avait pas été produit au Japon.
"Nos tests peuvent mieux refléter la situation
réelle parce que notre choix de matériel et nos tests sont plus proches de
la réalité", a dit Wang.
Wei a ajouté que l'enquête en cours n'éliminait pas
la possibilité que le pesticide ait été obtenu d'autres pays avant
d'être apporté au Japon, insistant que les enquêteurs devaient
rester ouverts à toutes les possibilités.
La Chine a interdit l'utilisation de méthamidophos
dans la production agricole depuis 2007 et rendus illégaux la production,
la vente et le transport de méthamidophos à partir du début
2008.