DAKAR, 27 février (Xinhua) -- Seuls cinq pays
africains, en l'occurrence l'Angola, la Guinée équatoriale, le Mozambique,
le Soudan et le Tchad, sont parvenus aux taux de croissance de 7 à
8% nécessaires pour réduire de moitié la pauvreté, a déclaré
mercredi le directeur de cabinet du ministre sénégalais de l'Aménagement
du territoire, du Commerce et de la Coopération décentralisée,
Seydou Guèye.
Il a fait cette annonce au cours d'un atelier
régional sur les rapports 2002, 2004, 2006 et 2007 de la Conférence des
Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ouvert ce
mercredi à Dakar.
L'atelier, ayant pour thème "capacités productives,
croissance économique et réduction de la pauvreté dans les pays les moins
avancés africains", a regroupé des dizaines de représentants des
pays de l'Afrique de l'Ouest, du Centre, de Haïti, de l'Union
africaine (UA), de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et
le développement (CNUCED), du Programme des Nations Unies pour le
développement (PNUD) et de pays donateurs.
"L'Afrique subsaharienne est la seule région en
développement où le nombre absolu de pauvres n'a cessé de croître", a
déploré M. Guèye.
"Leur niveau de croissance masque de fortes
disparités de performances au sein de la région. Au plan commercial, la
part de l'Afrique dans le commerce mondial est passé de 12% dans les
années 1980 à 2% actuellement", a indiqué le directeur de cabinet du
ministre.
Les conférenciers devront réfléchir pour
savoir pourquoi les Pays les moins avancés (PMA) africains et Haïti
ne parviennent pas à réduire de manière significative la pauvreté et
entrer dans un cercle vertueux de croissance économique et de développement
à long terme alors que le contexte économique international
est favorable.