BRUXELLES, 27 février
(Xinhua) -- La plateforme technologique européenne de l'acier (ESTEP) a
décidé mercredi de lancer une seconde phase du programme de recherche sur
la sidérurgie à très faibles émissions de CO2.
Le programme ULCOS-II, qui a reçu aujourd'hui le feu
vert de la plateforme technologique, sera un des efforts de recherche et de
développement les plus ambitieux visant à réduire les émissions
de CO2 produites par l'élaboration de l'acier.
Il comportera plusieurs pilotes à plus grande
échelle afin de tester au niveau industriel les technologies les plus
prometteuses à moyen et à long terme. Sauf dans les cas d'abondance
d'électricité à faibles émissions de carbone, chaque piste devra
être associée à un système de piégeage et de stockage du carbone,
une technique qu'il faudra adapter judicieusement aux
caractéristiques particulières du secteur.
Le projet UCLOS en cours rassemble des
sidérurgistes, des entreprises de la chaîne d'approvisionnement en acier,
des laboratoires et des universités, en vue de concevoir des
technologies révolutionnaires permettant de fortes réductions des
émissions de CO2 provenant des aciéries.
Le projet bénéficie déjà d'une dotation de près de
30 millions d'euros au titre des programmes de recherche de l'UE,
notamment le Fonds pour la recherche sur le charbon et l'acier. La
prochaine phase nécessitera des niveaux importants d'investissement: le
premier pilote à l'échelle industrielle est estimé à 300 millions
d'euros.
L'industrie européenne de l'acier a réduit de 50%
ses émissions au cours des 40 dernières années. Les technologies fondées
sur le carbone approchant leurs limites physiques en ce qui concerne le
rendement énergétique, les sidérurgistes ont décidé d'investir dans
la recherche et le développement à long terme en vue de mettre au point
des technologies révolutionnaires.