LOME, 27 février (Xinhua) -- Le ministre togolais de
la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du Territoire,
Gilbert Bawara, a appelé le Fonds monétaire international (FMI),
dont le patron effectué une visite en Afrique, à aider le pays à
réaliser un développement plus rapide.
"Nous avons plaidé activement pour que, aujourd'hui
où le Togo est en train de déployer des efforts considérables à la fois
pour stabiliser la situation sur le plan politique et
institutionnelle, et surtout pour renouer avec l'ensemble des partenaires
au développement, on tienne compte de cette considération et qu'on
nous aide à en sortir beaucoup plus rapidement", a déclaré M. Bawara
sur la télévision nationale.
Le ministre faisait allusion à la rencontre lundi
entre le président Faure Gnassingbé et le directeur général du FMI,
Dominique Strauss-Kahn, qui a eu au Burkina Faso une réunion avec
cinq chefs d'Etat de l'Union économique et monétaire ouest africaine
(UEMOA).
"Actuellement, notre pays a cette spécificité que,
après plus de quatorze ans de difficultés socio-politiques (...) nous
sommes en train de renouer avec l'ensemble de nos partenaires au
développement", a rappelé M. M. Bawara.
"Nous avons repris intégralement avec l'Union
européenne (UE)", a-t-il annoncé, soulignant que le ministre togolais de
l'Economie et des Finances "est en train de veiller à la mise en oeuvre
d'un certain nombre de mesures préalables".
Il s'agit de mesures issues de différentes missions
effectuées par le FMI, la Banque Mondiale et la Banque africaine pour le
développement (BAD) pour permettre au Togo de renouer avec "la
croissance et la prospérité".
M. Bawara a précisé que le Togo a "besoin d'apurer"
ses arriérés, comme une des conditionnalités, afin d'accéder aux
programmes qui sont envisagés que ce soit pour la réduction de la
pauvreté et pour la croissance ou l'initiative pour les pays pauvres
très endettés.
Pour "déficit démocratique", l'UE et
les principaux partenaires au développement avaient suspendu leurs coopérations
avec le Togo. A l'issue des législatives d'octobre 2007,
jugées transparentes et libres, l'UE qui avait repris partiellement sa
coopération depuis 2004 est entrée dans une phase de "reprise entière et
totale" suivie des autres partenaires dont les Institutions de Bretton Woods.