SEOUL, 25 février (Xinhua)
-- Le conservateur sexagénaire Lee Myung-bak a prêté serment lundi à Séoul
pour devenir le 17e président de la République de Corée du Sud, tout en
promettant de guider ce pays d'Asie de l'Est vers la voie de la
progression.
Lors d'une cérémonie tenue à l'Assemblée nationale à
Yeouido, au centre-ville de Séoul, M. Lee, élu au scrutin du 19 décembre
dernier succéder au président sortant Roh Moo-Hyun, a prêté serment
devant les quelques 45.000 personnes, la maine droite levée.
(Photo: Xinhua/Reuters)
"Nous devons passer de l'âge de l'idéologie à l'âge
du pragmatisme", a souligné cet ancien maire de Séoul, 66 ans,
représentant le Grand parti national (GNP, droite).
"Le pragmatisme est un principe rationnel qui
l'emporte à toutes les époques et à travers le monde et il est aussi une
sagesse pratique et utile dans la conception de l'orientation que
notre pays a à suivre dans un contexte de mondialisation", a
expliqué M. Lee.
La Corée du Sud sera une nation où le gouvernement
sert son peuple avec dévotion, une nation où l'économie est robuste et où
les faibles et les marginaux sont aidés, et une nation où le travail
et la gestion collaborent de façon harmonieuse, a-t-il dit.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Les deux républiques sur la péninsule de Corée
inaugureront un nouvel horizon dans leur coopération bilatérale, si
Pyongyang abandonne son programme d'armement nucléaire et applique une
politique d'ouverture, a affirmé M. Lee.
Il a fait savoir que la Corée du Sud développera une
alliance stratégique avec les Etats-Unis et recherchera la paix et la
prospérité mutuelle avec les pays voisins proches de la Corée du Sud
comme le Japon, la Chine et la Russie.
"En vue de s'assurer que notre
moteur économique fonctionne sans difficulté, nous allons travailler pour
nous doter d'une offre sûre et stable des ressources et de l'énergie", a
dit Lee Myung-bak, innocenté il y a trois jours dans une enquête de
corruption.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Par ailleurs, il a promis que la Corée du Sud va
activement participer aux opérations de maintien de la paix sous l'égide
des Nations Unies et élargir son assistance officielle au
développement (ODA).
Selon les médias locaux, le nombre des personnes
ayant assisté à cette cémémonie d'investiture a battu un record de 60.000
personnes, parmi lesquelles ont figuré le Premier ministre japonais
Yasuo Fukuda, l'émissaire présidentiel chinois Tang Jiaxuan, le Premier
ministre russe Victor Zubkov, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza
Rice, le président mongol Nambarine Enkhbaiar.
L'entrée en fonctions de M. Lee, ancien PDG accompli
du groupe sud-coréen Hyundai Constructions, est perçue comme un signal
positif pour la création d'un environnement favorable aux activités
commerciales et au rétablissement de l'économie nationale.
Coïncidant avec l'investiture du nouveau président,
l'indice de référence de la Corée du Sud (le KOSPI) a augmenté de 21,5
points, soit 1,27%, pour atteindre 1.707,95 points lundi à 11H20
locales.
A l'issue de la cérémonie d'investiture, M. Lee va
séparemment rencontrer M. Fukuda, M. Tang et M. Zubkov, ainsi que Mme
Rice, lundi après-midi au bureau présidentiel.
M. Lee se rendra en avril à Washington et à Tokyo
pour consolider les relations bilatérales avec les Etats-Unis et le
Japon, ont révélé les médias locaux.