BEIJING, 25 février (Xinhua) -- Les Etats-Unis pourraient
entrer lentement en période de stagflation avec la crise des subprimes
mais cela devrait avoir un impact limité sur la Chine, a dit
dimanche Justin Yifu Lin, économiste en chef et vice-président de la
banque mondiale.
Lin a fait ces remarques lors d'un séminaire tenu à
l'université de Beijing sur l'entrée de l'économie mondiale en
récession dans la mesure où la crise des subprimes a mis à mal
les dépenses de consommation et où le déclin du dollar a augmenté la
pression de l'inflation en relevant le prix des importations. Les
deux facteurs entraîneront la stagflation américaine, a-t-il
indiqué.
Il a noté que la crise des subprimes aura un impact
limité sur la Chine étant donné que la demande des Etats-Unis, deuxième
plus grand partenaire de la Chine, ne devrait pas beaucoup décroître
dans la mesure où les importations en provenance de la Chine
correspondent à des produits de milieu et bas de gamme.
Les Etats-Unis ne permettront pas la poursuite du
déclin du dollar s'ils doivent faire face à une stagflation et veulent
réduire la pression de l'appréciation du yuan chinois par rapport au
billet vert et à l'euro, a-t-il souligné.
Lin, chef du centre de recherche sur l'économie
chinoise (CREC) à l'université de Beijing, a remarqué qu'à l'inverse
d'autres organisateurs des jeux olympiques, la Chine ne connaîtrait pas de
récession après les Jeux Olympiques.
"Cette récession ne doit pas se reproduire en
Chine", a-t-il dit en ajoutant que si l'on compare avec l'investissement
total de la nation, l'investissement des Jeux Olympiques était très
faible.
La Chine fera preuve d'une meilleure
croissance économique après les JO puisque l'investissement, la consommation et
les exportations, ces trois moteurs de la croissance
économique, resteront puissants, a-t-il dit.