TEHERAN, 23 février (Xinhua) -- Le porte-parole du
gouvernement iranien Gholam-Hossein Elham a estimé samedi qu'il n'y avait
aucune base légale pour de nouvelles sanctions du Conseil de
sécurité de l'ONU à l'encontre de l'Iran sur son programme
nucléaire.
Il a tenu ces propos un jour après que le directeur
général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed
ElBaradei eut présenté son dernier rapport sur le programme
nucléaire iranien au Conseil des gouverneurs de l'AIEA.
Ce qui a été dit dans le rapport montre, une fois de
plus, que remettre le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité des
Nations unies était une démarche politique, qui manquait de base
légale, a souligné M. Elham cité par l'agence de presse
officielle IRNA.
M. Elham a réitéré que Téhéran a la conviction que
"l'unique centre légitime et officiel pour étuder le dossier nucléaire
iranien est l'AIEA, qui a maintenant vérifié la nature pacifique des
activités nucléaires iraniennes".
Critiquant l'attitude des Etats-Unis vis-à-vis du
rapport de M. ElBaradei, le porte-parole iranien a déclaré : "ils ont
montré dans le passé et de façon répétée qu'ils n'ont aucun respect pour
le rapport de l'agence et méprisent ses aspects technique et
légal ".
L'AIEA a indiqué vendredi que l'Iran avait clarifié
la majorité des questions en suspens concernant ses programmes nucléaires,
mais que l'agence n'était toujours pas en mesure de se prononcer
définitivement sur les ambitions nucléaire de Téhéran, en raison de
l'insuffisance des progrès.
Les pays occidentaux accusent l'Iran d'utiliser un
programme nucléaire civil pour couvrir le développement d'armes
nucléaires, accusation rejettée à maintes reprises par Téhéran.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté deux
résolutions, l'une en décembre 2006 et l'autre en mars 2007, dans la
tentative de forcer l'Iran de suspendre ses activités d'enrichissement
d'uranium et de renoncer à ses programmes nucléaires.
La Frande, la Grande-Bretagne et l' Allemagne
ont présenté jeudi un projet de résolution appelant à davantage de
sanctions contre l'Iran pour son refus de suspendre les
activités d'enrichissement d'uranium.