NAIROBI, 22 février (Xinhua) -- Le gouvernement et
l'opposition du Kenya ont repris vendredi après-midi après des heures de
retard les négociations visant à mettre fin aux violences
post- électorales.
Après un retard de plusieurs heures de la délégation
du gouvernement aux pourparlers, qui était avec le président Kibaki,
les parties concernées se sont attaquées aux détails d'une
proposition conjointe sur la structure d'un partage du pouvoir avec
la création d'un poste de Premier ministre revenant à l'opposition, et en
particulier au chef du Mouvement démocratique orange (ODM) Raila
Odinga.
"Nous avons plus ou moins convenu de la création
d'un poste de Premier ministre sans pouvoir exécutif mais avec des
responsabilités substantielles", a indiqué le négociateur du
gouvernement Mutula Kilonzo.
Les députés de l'ODM ont eu vendredi une réunion à
l'issue de laquelle ils ont demandé que le Premier ministre ait des
pouvoirs exécutifs.
"Nous n'accepterons pas moins que ça", a dit Ababu
Namwamba, membre de l'ODM, à la presse à Nairobi.
Les parties rivales doivent encore décider de
l'étendue des pouvoirs d'un Premier ministre.
M. Odinga a quitté le Kenya vendredi pour un voyage
privé au Nigeria mais selon les officiels de son parti, il devrait être de
retour samedi.
L'ambassadeur d'Allemagne au Kenya, Walter Lindner a
applaudi les progrès réalisés pendant la médiation. Il a enjoint les
Kenyans à la patience pendant qu'une solution à long terme était
élaborée.
"Kofi Annan a dit voir le bout du tunnel. Souhaitons
que les négociations aboutiront à des progrès tangibles, ce qui serait
une bonne chose pour les Kenyans", a dit M. Lindner à la presse à
Nairobi.
L'ambassadeur des Etats-Unis Michael Rannerberger
est lui aussi confiant dans une prochaine sortie de l'impasse politique.
La contestation de la victoire du président
Kibaki lors de l'élection présidentielle de décembre dernier a engendré
des violences politiques et inter-ethniques qui ont fait plus de
1 000 morts et des centaines de milliers de déplacés.