RIO DE JANEIRO, 21 février (Xinhua) -- Le président
brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a affirmé jeudi que les pays riches
attendent que les pays pauvres adhèrent au protocole de Kyoto en
refusant de s'engager eux-mêmes.
Prononçant un discours lors du Forum global G8+5 sur
le changement climatique à Brasilia, la capitale brésilienne, M.
Lula a estimé qu'"il est facile pour les riches pays de signer un
document et attribuer les problèmes environnementaux aux pays
pauvres".
Il a averti les pays en développement qu'ils
subiront les éventuelles conséquences nuisibles à l'environnement, dont la
déforestation et le réchauffement global car les protocoles
internationaux ne sont valides que pour les pauvres, alors que
les riches n'ont pas envie de s'y engager.
Le président a également défendu dans son discours
les bio- combustibles, soulignant qu'ils font partie des choix viables,
car les matières premières du combustible "propre" peuvent être
largement cultivées en Afrique, en Amérique latine et dans les
Caraïbes.
M. Lula a réitéré l'importance de la protection
environnementale, ajoutant qu'il est nécesssaire de prendre en
considération les exigences sociales et économiques de la population
locale et de "se souvenir qu'un grand nombre de personnes au monde a
besoin de manger".
Le Forum global G8+5 sur le
changement climatique, initié par plusieurs législateurs britanniques en 2005, a
réuni les législateurs de treize pays, dont l'Afrique du Sud,
l'Allemagne, le Brésil, le Canada, la Chine, les Etats-Unis, la
France, la Grande-Bretagne, l'Inde, l'Italie, le Japon, le Mexique
et la Russie.