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Poutine reçoit les chefs d'Etat de pays membres de la CEI à la  veille d'un sommet centré sur l'économie (SYNTHESE)
  2008-02-22 12:58:21  

     MOSCOU, 21 février (Xinhua) -- Le président sortant russe,  Vladimir Poutine, a rencontré jeudi dans sa résidence près de  Moscou ses homologues de pays membres de la Communauté des Etats  indépendants (CEI), en prévision d'un sommet officieux du bloc,  regroupant la plupart des républiques de l'ancienne URSS, qui se  concentrera sur l'économie. 

     Ce sommet, qui se déroule vendredi à Moscou, est également la  dernière présence de M. Poutine dans des réunions multilatérales  en tant que président de la Russie, avant l'élection  présidentielle russe prévue le 2 mars, lors de laquelle son  successeur désigné, le premier vice-Premier ministre, Dimitri  Medvedev, devrait remporter une victoire écrasante, selon la  majorité des observateurs. 

      

     LES RENCONTRES DE M. POUTINE AVEC SES HOMOLOGUES 

     Lors de la réunion avec son homologue kirghiz, Kourmanbek  Bakiev, M. Poutine s'est déclaré satisfait des progrès enregistrés dans les relations bilatérales, évoquant les échanges commerciaux  réciproques qui ont augmenté de 40% et dépassé un milliard de  dollars, ont rapporté des agences de presse russes. 

     "Nous bénéficions de perspectives prometteuses dans les  investissements mutuels, dans les domaines de l'exploitation de  minerais et de la production du brut et du gaz naturel", a indiqué M. Poutine. 

     M. Bakiev a fait l'éloge des relations entre le Kirghizstan et  la Russie, alors que les échanges commerciaux et les  investissements bilatéraux sont en constante augmentation. 

     "La chose la plus importante est que des compagnies et des  investisseurs russes sont présents dans l'économie kirghize et que nous avons déjà obtenu des résultats", a confirmé M. Bakiev. 

     Au cours de sa rencontre avec le président tadjik, Emomali  Rakhmonov, M. Poutine a proposé aux deux pays d'intensifier la  coopération énergétique et militaire. 

     "Bien sûr, nous discuterons des relations bilatérales, dont  notamment la coopération énergétique", a souligné M. Poutine lors  des entretiens. 

     De son côté, M. Rakhmonov a apprécié la contribution de M.  Poutine au développement du partenariat stratégique entre la  Russie et le pays d'Asie centrale. 

     La réunion entre M. Poutine et son homologue azerbaïdjanais,  Ilham Aliev, a été jugée "bonne, significative et chaleureuse" par l'adjoint présidentiel russe, Sergueï Prikhodko. 

     Les dirigeants des deux pays ont exprimé leurs satisfactions  sur les relations bilatérales, s'engageant à élargir la  coopération commerciale et économique, a rapporté l'agence Itar- Tass citant M. Prikhodko. 

     Pourtant, l'installation d'une station radar russe dans le pays caucasien, proposition lancée par Moscou pour l'inscrire dans le  bouclier antimissiles américain en échange de la construction d'un dispositif similaire en République tchèque ne figurait pas au menu des discussions. 

     Washington a projeté de déployer des dispositifs antimissiles  en Europe de l'Est, dont dix missiles intercepteurs en Pologne et  une base radar en République tchèque, se heurtant toutefois à  l'opposition ferme de Moscou, qui a mis en garde contre un nouveau déséquilibre de la sécurité régionale. 

     Lors d'une autre réunion, M. Poutine et son homologue géorgien, Mikheil Saakachvili, ont souhaité que les relations entre les deux pays s'améliorent prochainement. 

     "Dans nombre de domaines, une tendance à l'amélioration est née dans nos relations", a indiqué M. Poutine à M. Saakachvili, dans  la résidence présidentielle à Novo-Ogariovo, à l'ouest de Moscou. 

     M. Saakachvili a affirmé sa volonté de restaurer les relations  de bon voisinage Géorgie-Russie, qui se sont dégradées en raison : du rapprochement du pays caucasien avec l'Occident, en particulier son intention de prendre part à l'OTAN, de l'embargo économique  imposé par la Russie sur la Géorgie et des soutiens russes  accordés à des régions dissidentes géorgiennes. 

     "La Russie et la Géorgie doivent rétablir des relations  normales et surmonter les anciennes difficultés", a conclu M.  Saakachvili, qui a remporté de justesse la présidentielle très  disputée en janvier dernier et s'est engagé à améliorer les liens  entre Tbillissi et Moscou. 

      

     UN SOMMET DE LA CEI CENTRE SUR L'ECONOMIE 

     Le sommet officieux de la CEI sera consacré aux discussions sur les perspectives du bloc dirigé par Moscou, ainsi que sur les  politiques économiques et sociales communes, dont la migration et  les transports entre autres, a révélé un haut responsable du  Kremlin. 

     "L'un des sujets les plus urgents est (...) de promouvoir le  développement de la CEI et de concrétiser le plan des affaires  majeures (adopté par le sommet de la CEI du 5 octobre 2007 à  Douchanbe la capitale tadjike)", a indiqué le haut responsable  russe sous le couvert de l'anonymat, cité par l'agence de presse,  Itar-Tass. 

     Les présidents vont également discuter des interactions  économiques au sein de la CEI, l'une des priorités du bloc, visant à augmenter la compétitivité de l'organisation et à accélérer le  développement social et économique de tous les pays membres. 

     Ils vont également aborder la modernisation des infrastructures de transports des pays concernés, a ajouté le responsable. 

     La CEI, fondée après la désintégration de l'Union soviétique en 1991, regroupe 12 des 15 anciennes républiques du pays, à  l'exception des trois pays riverains de la Baltique. 

     La CEI s'est engagée à mettre en place une zone de libre- échange en accord avec les principes et les normes de  l'Organisation mondiale du commerce (OMC).