NAIROBI, 21 février
(Xinhua) -- Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a
lancé jeudi avec le Groupe de la gestion de l'environnement des Nations
Unies le Réseau pour un climat neutre, dit "CN Net", un réseau d'échange
d'informations mondial qui cherche à réunir tous ceux qui s'engagent à
réduire de façon significatives les émissions de carbone.
"Ce réseau Internet cherche à fédérer le nombre
encore petit mais grandissant de nations, autorités locales et entreprises
qui s'engagent à réduire fortement leurs émissions pour arriver à des
économies, communautés et entreprises à zéro émission", indique
un communiqué publié à Monaco, où se tient le Forum ministériel
mondial pour l'environnement organisé par le Programme des
Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
CN Net, le Réseau pour un climat neutre, "s'inscrit
sur le long terme et peut également servir à mobiliser une vaste réponse
démontrant que la transition vers un futur à faible carbone,
voire sans carbone, est possible si les actions inspirantes et
pratiques sont élargies au monde entier", a expliqué Achim Steiner, le
directeur exécutif du PNUE.
Le Costa Rica, l'Islande, la Norvège et la
Nouvelle-Zélande sont les quatre premiers pays partenaires qui se sont
joints à quatre villes et à quatre entreprises dans cette initiative
audacieuse qui vise à avancer sur la voie d'une économie mondiale
dé-carbonisée.
Le Costa Rica, qui a annoncé qu'il souhaitait
devenir climatiquement neutre d'ici 2021, a planté plus de cinq millions
d'arbres en 2007, soit le taux le plus important du monde.
L'Islande a, elle, élaboré un plan qui devrait lui
permettre de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de plus de 75%
d'ici 2050.
De son côté, la Nouvelle-Zélande a déjà lancé
plusieurs mesures pour devenir climatiquement neutre et s'est fixé
l'objectif d'obtenir 90% de son électricité à partir de sources d'énergie
renouvelables d'ici 2025. Cette année, le pays accueillera la
Journée mondiale de l'environnement sur le thème "Non à la
dépendance!".
Quatrième pays à soutenir l'initiative, la Norvège,
qui cherche à devenir climatiquement neutre d'ici 2030, a déjà investi plus
de 730 millions de dollars de compensations par le biais du
mécanisme d'application conjoint du Protocole de Kyoto et du Mécanisme pour
un développement propre. Le pays nordique devrait dépasser ses
engagements souscrits dans le cadre du Protocole de Kyoto pour la
réduction des émissions de plus de cinq millions de tonnes.
Par ailleurs, les villes d'Arendal, en Norvège, de
Rizhao, en Chine, Vancouver, au Canada et Växjö, en Suède, ont rejoint le
nouveau réseau.
Les entreprises qui ont souscrit au projet sont
Co-Operative Financial Services du Royaume-Uni, Interface Inc., des
Etats-Unis, Natura, du Brésil, Nedbank, de l'Afrique du Sud, et Senoko
Power, de Singapour.