ACCRA, 21 février (Xinhua) -- Le président américain George W.
Bush a quitté jeudi le Ghana pour le Liberia, étape finale de sa
tournée dans cinq pays africains. Il s'est efforcé pendant les 36
heures passées au Ghana de convaincre le pays que le but d'un
nouveau commandement en Afrique (Africom) n'était pas l'installation
de nouvelles bases militaires.
Lors d'une conférence de presse, Bush a déclaré :
"Nous n'envisageons pas de nouvelles bases, en d'autres termes, le but
de tout cela n'est pas de créer de nouvelles bases militaires".
Bush a souligné que le nouveau commandement, propre
au Pentagone, devait permettre de réorganiser plus efficacement les
efforts militaires américains liés à l'Afrique sous une seule
hiérarchie et à renforcer les efforts des nations africaines,
notamment de maintien de la paix et de lutte contre le
terrorisme.
Dans un premier temps, les officiels américains ont
évoqué la possibilité de transférer le siège africain sur le continent
africain. Mais la plupart des pays africains s'est opposée à ce
projet, à l'exception du Liberia, seul pays africain ayant
proposé d'accueillir l'Africom.
Depuis, les Etats-Unis ont précisé que l'Africom
n'enverrait pas plus de soldats américains ni ne créerait de bases en
Afrique car une base pour 1 500 soldats existait déjà à Djibouti.
Au Ghana, Bush a évoqué un plan sur 5 ans
représentant 350 millions de dollars pour lutter au niveau mondial contre
les " maladies tropicales négligées" comme l'éléphantiasis et la cécité
des rivières.
Bush, arrivé à Accra mardi soir après s'être rendu
au Bénin, en Tanzanie et au Rwanda, doit conclure jeudi sa tournée
africaine avec le Liberia.
Cette tournée, entamée samedi, est la deuxième de
Bush sur le continent depuis son accesssion à la présidence il y a plus de
7 ans. C'est sans doute aussi sa dernière, son mandat se terminant
en janvier 2009.
La Maison Blanche a indiqué que le principal
intérêt de Bush était la question du développement. Mais certains
analystes pensent que le but de cette visite est de promouvoir les
intérêts stratégiques à long terme des Etats-Unis en Afrique.