NAIROBI, 17 février (Xinhua) -- Le
gouvernement kenyan a jeté dimanche une ombre sur un accord de partage du
pouvoir soutenu par les Etats-Unis et qui devrait être conclu cette
semaine, indiquant que les propositions américaines sur un gouvernement de
coalition étaient "contre-productives".
Le ministre kenyan des Affaires étrangères Moses
Wetangula a demandé à la communauté internationale de ne pas imposer une
solution politique aux efforts de médiation au Kenya.
S'exprimant un jour après que le président américain
George W. Bush eut appelé à un accord de partage du pouvoir pour mettre
fin à l'impasse actuelle, M. Wetangula a indiqué que quelle solution
que donne les négociations présidées par Kofi Annan devait être
de caractère national.
Le gouvernement a également insisté sur le fait que
la Constitution kenyane n'a pas de dispositions pour un gouvernement
de coalition et a averti qu'il n'était pas prêt pour accepter les
termes "dictatoriaux" sur un nouveau gouvernement.
"Nous encourageons nos amis à nous soutenir et
encourager mais non à commettre l'erreur en mettant un pistoler sur la
tête d'une personne pour dire soit celle-ci soit celle-là", a-t-il dit
devant la presse à Nairobi, en référence à des ultimatums apparents
posés par des missions diplomatiques.
Le président Bush, qui effectue actuellement un
voyage en Afrique, a demandé à sa secrétaire d'Etat Condoleezza Rice de se
rendre à Nairobi lundi pour soutenir les efforts de médation
menés par l'ancien secrétaire général de l'ONU afin de trouver une
solution à la crise post-électorale au Kenya.