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Positions des parties concernées sur le problème du Kosovo (ENCADRE)
  2008-02-18 06:56:01  

   BEIJING, 17 février (Xinhua) -- La province serbe du Kosovo à  forte population albanaise a proclamé dimanche son indépendance,  en dépit de l'opposition de la Serbie et de la Russie, alliée  traditionnelle de la Serbie. 

     Le gouvernement serbe a adopté jeudi dernier une résolution,  déclarant que toute action unilatérale serait nulle et que  l'indépendance du Kosovo viole la souveraineté et l'intégrité  territoriale de la Serbie. 

     La Serbie a réitéré deux principes pour la solution au futur  statut du Kosovo : le premier insiste sur la reconnaissance du  Kosovo comme une partie de la Serbie conformément à la résolution  1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies ; le second concerne le rejet par la Serbie de la proclamation unilatérale de  l'indépendance de sa province sécessionniste du Kosovo ou des  activités similaires. 

     Mais la communauté albanaise majortiare au Kosovo réclame une  indépendance totale plutôt que l'autonomie maximum proposée par la Serbie. Le Premier ministre du Kosovo, Hachim Thaci, a affirmé le  24 janvier dernier à Bruxelles que le Kosovo était prêt à  proclamer son indépendance dans les jours à venir. 

     Non seulement le futur statut du Kosovo a des liens directs  avec la Serbie et la communauté albanaise de la région, mais aussi avec les intérêts des Etats-Unis, de la Russie et de l'Union  européenne (UE). 

     Les Etats-Unis soutiennent l'indépendance du Kosovo, prétendant qu'elle profiterait à la stabilité aux Balkans. Le porte-parole du Département d'Etat américain, Gonzalo Gallegos, a déclaré en  décembre dernier que Washington soutenait l'indépendance du Kosovo et continuerait à coopérer étroitement avec les alliés pour  promouvoir la solution au statut de cette région. 

     Le président américain George W. Bush pense depuis longtemps  que le Kosovo pourra avancer et sera soutenu par la communauté  internationale dans son processus de recherche de l'indépendance,  a indiqué le 13 février la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. 

     De l'autre côté, la Russie s'oppose vivement à la proclamation  unilatérale de l'indépendance du Kosovo, soulignant que  l'indépendance de ce dernier viole le droit international et  produit des effets négatifs sur les Balkans et le monde entier. 

     Le 14 février, le président russe Vladimir Poutine a qualifié  le soutien à la proclamation unilatérale de l'indépendance du  Kosovo d'"immoral et illégal". 

     L'UE composée de 27 nations se voit divisée face à la question  de reconnaître ou non l'indépendance du Kosovo, lorsque Chypre, la Grèce et l'Espagne ont exprimé leur objection. 

     Le Kosovo était une province méridionale autonome au sein de la Serbie avant la fragmentation de l'ex-République fédérale de  Yougoslavie. Sa population est de deux millions d'habitants, dont  90% est de la communauté albanaise, et la communauté serbe n'en  occupe que 7%.  

     En termes de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des  Nations Unies adoptée le 10 juin 1999, et ce après les raids  aériens de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN)  sur les forces yougoslaves, le Kosovo a été mis sous  l'administration d'une mission de l'ONU, avec le déploiement de  troupes de l'OTAN pour y maintenir la sécurité.