WASHINGTON, 15 février (Xinhua) -- Le président
américain George W. Bush a considéré le Liberia comme un possible pays à
abriter un nouveau commandement militaire américain régional pour
l'Afrique (Africom), a rapporté vendredi des médias locaux.
"S'il y aura une présence corporelle américaine sur
le continent africain sous la forme d'un quartier général (...)
Evidemment, nous prendront en compte d'une façon sérieuse le
Liberia", a indiqué M. Bush lors d'une interview accordée jeudi à
des médias étrangers.
Les Etats-Unis ont prêté ces dernières années une
attention particulière à l'Afrique, s'inquiétant que certains pays du
continent deviennent les havres pour des activistes qui essaient de
mener des attentats contre les Etats-Unis.
"L'Africom est une conception toute neuve, visant à
renforcer les capacités des pays africains de lutter contre les trafics
illégaux et le terrorisme. Il consiste également à les aider à
développer des forces capables d'assurer les missions de maintien de
la paix, qui sont malheureusement très nécessaires pour le continent",
a-t-il expliqué.
Déchiré par une guerre civile de 14 ans, qui a coûté
la vie à 270.000 personnes, le Liberia s'est stabilisé après que le
président Charles Taylor, ancien seigneur de la guerre, se fut exilé
en 2003.
Les Etats-Unis entretiennent actuellement de bonnes
relations avec le Liberia sous la direction de la présidente Ellen
Johnson- Sirleaf. En février 2007, Washington a supprimé un total de 391
millions de dollars de dettes libériennes afin de soutenir le
pays ravagé par la guerre.
M. Bush a ordonné en février 2007 la mise en place
de l'Africom. Outre le Liberia, de grands pays africains, tels que
l'Afrique du Sud, le Nigeria et l'Algérie ont refusé d'abriter
l'Africom.
A l'heure actuellement, les Etats-Unis
disposent de quelque 1. 700 soldats à Djibouti.