NAIROBI, 15 février (Xinhua) --
Les factions politiques rivales du Kenya ont exclu de réorganiser une
élection présidentielle mais elles ont accepté de discuter des modalités de
la formation d'un gouvernement de coalition et ces modalités devraient
être définies et annoncées d'ici à mardi, a informé vendredi l'ancien
secrétaire général des Nations Unies chargé de la médiation dans la crise
kenyane Kofi Annan.
Annan a indiqué qu'il rencontrerait le président
Mwai Kibaki et le chef de l'opposition Raila Odinga lundi pour leur
demander que dans l'intérêt d'un accord, leurs équipes de négociateurs
abandonnent leurs positions dures.

(Photo: Xinhua/Reuters)
"Il n'est pas inhabituel que des négociations
n'avancent pas aussi vite que vous le souhaiteriez. La dernière étape
cruciale est toujours caractérisée par les intérêts et les gens ont peur.
C' est naturel mais nous perséverons", a dit Annan à la presse.
Il a également mis en garde les deux parties contre
des réticences à conclure un accord, soulignant que les conséquences
que cela aurait sont évidentes comme le rappellent les récents
événements meurtriers.
"Elles doivent travailler ensemble sur des réformes
substantielles. Si ces réformes ne passent pas, les Kenyans ne leur
pardonneront jamais", a dit Annan.

(Photo: Xinhua/Reuters)
Annan est chargé de la mediation dans les
négociations pour la fin des violences qui ravagent le Kenya depuis
l'annonce des résultats, contestés, de l'élection présidentielle du 27
décembre dernier.
Ces violences, nées des accusations de fraude du
Mouvement démocratique orange (ODM, opposition) contre le président
Kibaki, ont fait plus de 300 000 déplacés et un millier de morts.