BELGRADE, 14 février (Xinhua) -- La Croatie et la
Macédoine doivent s'aligner sur l'Union européenne (UE) pour reconnaître
l'indépendance du Kosovo, une province serbe à majorité
albanaise, alors que la Bosnie-Herzégovine n'a pas encore affiché sa
position sur cette question, a-t-on appris de sources concordantes.
Le président croate, Stjepan Mesic, a déclaré jeudi
que son pays reconnaîtra l'indépendance du Kosovo, comme la plupart des
pays membres de l'UE, du fait que la Croatie souhaite adhérer au
bloc européen, a rapporté l'agence de presse croate HINA.
La Croatie prendra part à la mission civile de l'UE
au Kosovo, a ajouté le président Mesic.
Le président du Parlement macédonien, Ljubco
Georgievski, a souligné à Ljubljana (Slovénie) que la Macédoine, candidate
à l'UE et à l'OTAN, ferait sienne la position de l'UE en ce qui concerne
le statut du Kosovo.
Le gouvernement macédonien estime qu'il n'y a pas
d'autres meilleures solutions que le plan de l'ancien envoyé spécial de
l'ONU, Martti Ahtisaari, qui propose une indépendance surveillée du
Kosovo, selon l'agence de presse SPA.
Mercredi, le ministre bosniaque des Affaires
étrangères, Sven Alkalaj, a fait savoir à Sarajevo que son pays ne prendra
pas en considération une reconnaissance de l'indépendance du Kosovo.
La Bosnie est pour un accord entre le gouvernement
serbe et l'autorité kosovare, a souligné M. Alkalaj, ajoutant que son pays
"sera l'un des derniers à reconnaître l'indépendance du Kosovo", au
cas échéant.
Selon des informations, le Parlement du Kosovo doit
adopter une déclaration pour proclamer unilatéralement l'indépendance de la
province serbe le 17 février prochain.
Des membres de l'UE, notamment
l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie, ont signalé qu'ils sont
prêts à reconnaître, dès que possible, l'indépendance du
Kosovo, alors que Chypre, l'Espagne, la Grèce et la Roumanie ne sont pas
en faveur d'une telle démarche kosovare.