BRDO (Slovénie), 13 février (Xinhua) -- L'UE et la
Russie ne sont pas arrivées à réduire leurs différends sur le statut du
Kosovo, une province dissidente de la Serbie, lors de leur
réunion qui s'est tenue mercredi à Brdo, en Slovénie.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï
Lavrov, a fait savoir que les positions des deux parties sont
fondamentalement différentes, lors d'une conférence de presse tenue
à l'issue de la réunion avec la troïka de l'UE.
La troïka était représentée par : le ministre
slovène des Affaires étrangères, Dimitrij Rupel, dont le pays assume la
présidence tournante de l'UE, le haut représentant de la
politique étrangère et de la sécurité commune, Javier Solana, ainsi que la
commissaire de l'UE chargée des relations extérieures et de la
politique européenne de voisinage, Benita Ferrero-Waldner.
"Le point sur lequel nous différons, d'une manière
fondamentale, c'est le Kosovo", a indiqué M. Lavrov, ajoutant : "Ces
différends n'ont pas été supprimés, du fait qu'ils sont liés aux
fondements des lois internationales".
"Je ne suis pas très optimiste sur la réunion de
demain", a-t- il ajouté, faisant allusion à la réunion d'urgence du Conseil
de sécurité de l'ONU sur le Kosovo, qui se tiendra jeudi à la
requête de la Serbie et de la Russie.
Du côté de l'UE, Mme Ferrero-Waldner a confié à la
presse, à son arrivée à Brdo pour participer à cette réunion, que l'UE
estime que la réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU
n'est pas nécessaire.
"Nous souhaitons être capables de convaincre la
Russie que le statut quo du Kosovo est intenable", a-t-elle
expliqué.
Elle a également justifié le futur déploiement de
l'UE de plus de 1.800 policiers et juges au Kosovo, jugeant "explicites"
les bases juridiques de la mission de l'UE, tout en citant la
résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Les autorités du Kosovo ont l'intention de déclarer
l'indépendance unilatérale de la région dans quelques jours.
La plupart des pays de l'UE, ainsi que les
Etats-Unis, sont prêts à reconnaître cette indépendance tandis que
certains membres du bloc des 27 pays, tels que Chypre, la Grèce, la
Roumanie et l'Espagne, ne sont pas en faveur de cette décision, qui sera
probablement publiée le 17 février.
La Serbie et la Russie sont fermement opposées
à l'indépendance du Kosovo, du fait que cette démarche va donner un
mauvais exemple à d'autres régions face à des circonstances similaires et
qu'elle violera les droits internationaux et l'intégrité internationale
de la Serbie.