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La Russie et l'UE n'arrivent pas à réduire leurs divergences sur le Kosovo
  2008-02-14 12:45:15  

    BRDO (Slovénie), 13 février (Xinhua) -- L'UE et la Russie ne  sont pas arrivées à réduire leurs différends sur le statut du  Kosovo, une province dissidente de la Serbie, lors de leur réunion qui s'est tenue mercredi à Brdo, en Slovénie. 

     Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a  fait savoir que les positions des deux parties sont  fondamentalement différentes, lors d'une conférence de presse  tenue à l'issue de la réunion avec la troïka de l'UE. 

     La troïka était représentée par : le ministre slovène des  Affaires étrangères, Dimitrij Rupel, dont le pays assume la  présidence tournante de l'UE, le haut représentant de la politique étrangère et de la sécurité commune, Javier Solana, ainsi que la  commissaire de l'UE chargée des relations extérieures et de la  politique européenne de voisinage, Benita Ferrero-Waldner. 

     "Le point sur lequel nous différons, d'une manière fondamentale, c'est le Kosovo", a indiqué M. Lavrov, ajoutant : "Ces différends  n'ont pas été supprimés, du fait qu'ils sont liés aux fondements  des lois internationales". 

     "Je ne suis pas très optimiste sur la réunion de demain", a-t- il ajouté, faisant allusion à la réunion d'urgence du Conseil de  sécurité de l'ONU sur le Kosovo, qui se tiendra jeudi à la requête de la Serbie et de la Russie. 

     Du côté de l'UE, Mme Ferrero-Waldner a confié à la presse, à  son arrivée à Brdo pour participer à cette réunion, que l'UE  estime que la réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU  n'est pas nécessaire. 

     "Nous souhaitons être capables de convaincre la Russie que le  statut quo du Kosovo est intenable", a-t-elle expliqué. 

     Elle a également justifié le futur déploiement de l'UE de plus  de 1.800 policiers et juges au Kosovo, jugeant "explicites" les  bases juridiques de la mission de l'UE, tout en citant la  résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU. 

     Les autorités du Kosovo ont l'intention de déclarer  l'indépendance unilatérale de la région dans quelques jours. 

     La plupart des pays de l'UE, ainsi que les Etats-Unis, sont  prêts à reconnaître cette indépendance tandis que certains membres du bloc des 27 pays, tels que Chypre, la Grèce, la Roumanie et  l'Espagne, ne sont pas en faveur de cette décision, qui sera  probablement publiée le 17 février. 

     La Serbie et la Russie sont fermement opposées à l'indépendance du Kosovo, du fait que cette démarche va donner un mauvais exemple à d'autres régions face à des circonstances similaires et qu'elle  violera les droits internationaux et l'intégrité internationale de la Serbie.