NAIROBI, 13 février (Xinhua) -- Les négociations
devant permettre de mettre fin à 6 semaines de violences au Kenya ont
repris mercredi après que les médiateurs eurent clarifié les points
de contentieux qui menaçaient de les faire avorter.
Le camp gouvernemental a contesté la déclaration
dans laquelle l'ancien chef de l'ONU Kofi Annan laissait entendre mardi
qu'un gouvernement de transition serait formé et que de nouvelles
élections seraient organisées dans deux ans.
Mais dans un communiqué, M. Annan souligne que sa
déclaration n'impliquait pas qu'un accord formel entre le gouvernement et
le Mouvement démocratique orange (ODM) avait été conclu.
M. Annan a précisé que les éminentes personnalités
africaines engagées dans la médiation de ces négociations se réjouissaient
du "débat ouvert et franc" entre les députés lors de la session
parlementaire informelle de mardi.
"Malheureusement, il apparaît qu'une des parties a
semble-t-il mal interprété des propos tenus lors de la séance de
questions- réponses en référence à une possible 'grande coalition' qui
serait chargée de superviser des réformes pendant deux ans avant la
tenue d'une élection présidentielle. Cette question a été discutée ce
matin avec les parties et a été clarifiée", indique le communiqué.
"La déclaration du président sur 'une grande
coalition' comme possibilité pour la mise en oeuvre d'un processus de
réformes représente son point de vue sur les discussions et ne sous-entend
pas un accord sur ce point entre les parties", poursuit le texte.
M. Annan a précisé que les détails de la solution
finale seraient finalisés dans un endroit tenu secret pour éviter toute
médiatisation.
Mardi, M. Annan a laissé entendre que les deux
parties étaient d'accord sur le principe d'un gouvernement de transition
jusqu'à l'organisation dans deux ans d'une nouvelle élection
présidentielle. Mais la ministre de la Justice Martha Karua, qui
dirige la délégation du pouvoir aux pourparlers, a indiqué que cela
n'avait pas été discuté.
Les violences nées de la contestation
par l'opposition du résultat de l'élection présidentielle de décembre
dernier ont fait plus de 1 000 morts et 600 000 déplacés au Kenya.