BRUXELLES, 11 février (Xinhua) -- Il n'est pas
nécessaire d'avoir peur d'une récession économique en Europe en dépit
d'une éventuelle tendance au ralentissement croissant, a déclaré lundi
le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso.
"Nous n'avons aucune raison raisonable pour
s'inquiéter d'une récession", a affirmé M. Barroso dans une déclaration
avant sa participation à une réunion régulière des ministres des Finances
de la zone euro, qui s'était ouverte lundi plus tard.
Comme des peurs sont montantes au sujet d'une
récession possible aux Etats-Unis face à un trouble financier continu,
l'économie européenne doit être affectée et un ralentissement semble
inévitable cette année.
En reconnaîssant que l'Europe ne peut pas échapper
aux problèmes aux Etats-Unis, M. Barroso a mis en garde contre un
pessimisme excessif. "L'Europe ne peut pas visiblement échapper aux
problèmes aux Etats-Unis, a-t-il précisé, mais nos circonstances ne sont
pas les mêmes aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.
M. Barroso a affirmé qu'il ne voyait aucune
nécessité pour le moment de prendre des mesures d'urgence comme le plan de
stimulation économique d'un montant de 168 milliards de dollars que
le président américain George W. Bush pourrait signer vers la fin de cette
semaine.
"Nous ne devons pas mettre en danger la stabilité de
ces fondations en cédant aux tentations de protectionnisme, ou des
tentatives d'empêcher une globalisation financière, ou une
stimulation artificielle de l'économie", a-t-il dit.
Contrairement aux Etats-Unis, l'Union européenne
(UE) prend une approche conservatrice pour les récents problèmes
économiques car les principales économies du monde sont frappées par le
trouble financier en augmentant les prix pétroliers et alimentaires.
Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds
monétaire international, et des responsables du Trésor américain ont
demandé à l'Europe d'agir pour stimuler la demande en réponse à un sévère
ralentissement de l'économie américaine.
Strauss-Kahn a également appelé à une réponse
coordonnée au trouble financier à travers le monde.
Cependant, les chefs des finances du Groupe
des sept (G7) pays industralisés ont clôturé leur réunion ce week-end à
Tokyo en demandant aux puissances économiques mondiales de
prendre des actions appropriées à leurs circonstances.