LOME, 11 février (Xinhua) -- La délégation allemande
et les représentants togolais ont défini lundi à Lomé quelques contours
de la reprise de la coopération bilatérale, à l'issue d'une série de
discussions, a constaté un journaliste de l'agence Xinhua.
Le ministre allemand des Affaires étrangères,
Frank-Walter Steinmeier, à la tête d'une délégation parlementaire de 60
personnes, a reconnu une nouvelle dynamique au Togo, après des
périodes difficiles au sortir de différentes rencontres dans la
capitale togolaise.
La première priorité indiquée pour le Togo, qui
renoue sa coopération avec la communauté internationale, est la
réconciliation au niveau nationale, a souligné le chef de la
diplomatie allemande, qui a encouragé les différentes parties
togolaises à poursuivre leur dialogue.
Le ministre togolais des Affaires étrangères,
Léopold Gnininvi, a relevé de son côté de "divergence de chemin pendant
très longtemps" entre son pays et l'Allemagne, soulignant le caractère
exigent de ce pays un "partenaire fidèle".
L'Allemagne "a posé un certain nombre de conditions"
et "ces conditions sont en train d'être réunies", a rassuré M.
Gnininvi.
Sur le plan politique, il y aura la condition de
"vérité et réconciliation" sur laquelle l'Allemagne a une certaine
expérience qui promettra d'aider le Togo en "méthodologie", a indiqué le
ministre togolais.
A propos des réformes constitutionnelles et
institutionnelles, le chef de la diplomatie togolaise a rappelé la
position du président Faure Gnassingbé qui, selon lui, a été "très claire
sur les réformes de l'Armée pour séparer le rôle de la Police et le
rôle de la défense".
Les autorités togolaises attendent que l'Allemagne
"soit l'avocat" du Togo pour l'allègement des dettes et qu'elle
reprenne sa place de "premier bailleur" qu'elle avait été pour Lomé, a
souligné M. Gnininvi.
L'Allemagne avait suspendu sa coopération
avec le Togo en 1993 conformémement à la décision prise par l'Union
européenne à l'encontre de ce pays ouest-africain pour
"déficit démocratique".