NEW YORK (Nations Unies), 6 février (Xinhua) -- A
l'occasion de la Journée internationale contre la mutilation/coupure
génitale féminine, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA)
appelle à un engagement plus ferme à mettre fin à ces pratiques,
dont souffrent entre 130 et 140 millions de femmes et de filles dans
le monde.
"Nous invitons les dirigeants à prendre des mesures
pour mettre fin à la mutilation génitale féminine, conformément à la
résolution adoptée l'an dernier par le Comité pour l'élimination de
la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW)", a déclaré Thoraya Ahmed
Obaid, la Directrice exécutive de l'UNFPA, dans un message transmis
mercredi.
En mars 2007, le CEDAW a adopté le texte "Mettre fin
à la mutilation génitale féminine", qui avait été présenté par
l'Afrique du Sud au nom du Groupe africain.
"Dans cette résolution, les Etats ont réaffirmé que
la mutilation génitale féminine violait les droits des femmes et des
filles. Ils ont déclaré que cette pratique constituait une atteinte
irréparable, irréversible à leur intégrité physique", a rappelé Thoraya
Obaid.
Malgré les atteintes à la santé sexuelle,
reproductive ainsi que psychique que représente cette pratique, le Fonds
pour la population estime qu'entre 100 à 140 millions de femmes et de
filles dans le monde entier l'ont subie, et qu'environ trois
millions de filles courent chaque année le risque de la subir.
Thoraya Obaid a demandé d'urgence un "redoublement
des efforts" pour arrêter la pratique sous toutes ses formes.
"Nous exhortons tous les décideurs, à tous les
niveaux, à assumer un rôle de pointe dans la réalisation de cet objectif",
a- t-elle lancé, en invitant les gouvernements à mettre au point des
politiques efficaces pour éliminer la mutilation génitale féminine.
"Nous invitons les dirigeants nationaux
et communautaires à soutenir l'élaboration de programmes de prévention
et d'éducation qui tiennent compte des croyances et réalités
locales", a-t-elle ajouté en rappelant que cette pratique est encore
couramment pratiquée dans au moins 17 pays.