YAOUNDE, 6 février (Xinhua) -- Le
ministre français de la Défense Hervé Morin est arrivé mercredi matin à
N'Djamena pour rencontrer le président tchadien Idriss Deby Itno en vue de
discuter du conflit entre l'armée et la rébellion tchadienne, selon
la radio nationale du Cameroun.

Le ministre français de
la Défense Hervé Morin (à gauche) et le président tchadien Idriss Deby
Itno (à droite) à l'issue de leur rencontre mercredi à
N'Djamena. (Photo : Xinhua/AFP)
Cette visite "inattendue" va durer quelques heures
et mener le ministre français à rencontrer également les forces françaises
stationnées au Tchad, où des combats ont éclaté vendredi dernier
près de N'Djamena entre les forces de sécurité gouvernementales
et quelque 2.000 rebelles armés.
Cette viste intervient alors que le président
français Nicolas Sarkozy a déclaré mardi que la France ferait "son devoir"
au Tchad, après l'adoption aux Nations Unies d'une déclaration appelant à
soutenir le gouvernement Deby.
Le Tchad fait en effet partie des premiers
signataires des accords de défense ratifiés par la France dans la période
des indépendances. Puis, en 1976, les deux pays remplacent l'accord
de défense par un accord de coopération militaire technique qui
définit le cadre d'intervention des forces françaises.
Selon les analystes cités par la chaîne de
télévision France 24, en théorie, les soldats français basés au Tchad n'ont
pas le droit de faire la guerre, mais en pratique, il suffit qu'ils soient
en dehors de ce cadre de coopération pour jouer un rôle actif.
On se souvient qu'en avril 2006, lors des combats
similaires aux circonstances de ce weekend dernier, le massif déploiement
aérien du côté français a non seulement effrayé les rebelles,
mais surtout permis de fournir aux forces tchadiennes des
renseignements indispensables pour mettre en déroute la colonne
de rebels ensiègeant N'Djaména.