GENEVE, 6 février (Xinhua) -- Alors que la Chine
connaît ce mois-ci les tempêtes de neige les plus fortes des 50 dernières
années, la Stratégie internationale de prévention des
catastrophes (ISDR) a fait savoir que ces phénomènes météorologiques
pourraient devenir habituels et a rappelé l'importance de renforcer les
infrastructures.
"La situation chinoise montre que la réduction des
risques face aux catastrophes n'est pas qu'une question de protection
civile", a déclaré Sálvano Briceño, le directeur du Secrétariat de l'ISDR,
dans un communiqué publié mercredi à Genève.
"Les tempêtes de neige catastrophiques en Chine ont
frappé tous les secteurs - les lignes de courant et les voies d'eau, les
communications, le transport aérien, terrestre et maritime,
l'agriculture, et les marchés financiers - ce qui montre que la
réduction de la vulnérabilité est l'affaire de tous, et doit être au
coeur des préoccupations des gouvernements locaux et nationaux", a expliqué
Sálvano Briceño.
Il a par ailleurs salué la rapide mise en oeuvre des
plans d'urgence par les autorités chinoises, qui ont mobilisé des
ressources pour répondre aux besoins de plus de 100 millions de
citoyens touchés par la catastrophe à travers le pays. Parmi les 19
provinces frappées par les tempêtes de neige, celles du Hunan et de
Guizhou, pourtant connues pour leur climat subtropical, ont
particulièrement souffert.
Plus d´1,7 million d'habitants ont dû être évacués,
et le gouvernement chinois estime les pertes directes à 7,5 milliards
de dollars.
L'ISDR a rappelé à cette occasion l'importance de
disposer d'infrastructures résistantes aux intempéries, car le coût de la
prévention est minime en comparaison avec les pertes encourues.
Pour Salvano Briceno, "les effets grandissants des
changements climatiques sur le temps, combinés aux tendances mondiales à
l'urbanisation et à la dégradation de l'environnement, vont créer
des catastrophes toujours plus complexes qui toucheront de plus
en plus de personnes, notamment les pauvres".
Il faut donc se préparer à faire face à
des conditions météorologiques "anormales", qui pourraient
malheureusement devenir tout à fait habituelles, a-t-il averti.