PARIS, 6 février (Xinhua) -- Le ministère français
des Affaires étrangères et européennes a réaffirmé mercredi que la France
n'avait pas l'intention d'intervenir "au-delà de ce que nous faisons
aujourd'hui" et l'action française au Tchad avait pour objet d'assurer la
sécurité des ressortissants français.
"La communauté internationale a condamné, par la
voix de l'Union africaine et des Nations unies, toute tentative de prise
de pouvoir par la force. Le Conseil de sécurité a en particulier
lancé un signal d'avertissement et de dissuasion aux rebellions
tchadiennes", a affirmé la porte-parole du ministère français,
Pascale Andréani, lors d'un point de presse mercredi.
"Comme le ministre l'a indiqué à plusieurs reprises,
nous n'avons pas l'intention d'intervenir au-delà de ce que nous
faisons aujourd'hui. Il a précisé que notre action sur place
avait pour objet d'assurer la sécurité de nos ressortissants et de ceux
d'autres pays qui demandent notre aide, de secourir les blessés et de
fournir une aide humanitaire d'urgence", a indiqué la porte- parole.
Le ministre français de la Défense Hervé Morin s'est
rendu en visite mercredi au Tchad. A N'Djamena il a affirmé qu'il
apportait au président tchadien Idriss Deby Itno un "message de soutien" de
la France pour que le Tchad "conserve son intégrité", a rapporté la
presse française.
"La France fera ce qu'elle a déjà fait dans
les limites du droit international et des règles que le président de
la République a imposé aux forces pour cette opération", a
déclaré le ministre français, cité par l'AFP.