NAIROBI, 5 février (Xinhua) -- Les négociations
entre le gouvernement kenyan et le principal parti de l'opposition, le
Mouvement démocratique orange (ODM), se sont poursuivies mardi après
que les deux parties eurent accepté lundi de mettre fin aux violences qui
menacent fortement la stabilité du pays.
Selon les médiateurs, la discussion portera
essentiellement sur l'élection présidentielle disputée du 27 décembre, qui,
d'après l'opposition, aurait été détournée en faveur du président Mwai
Kibaki.
Les hautes personnalités des deux parties ont
rencontré une délégation internationale oecuménique envoyée par le Conseil
mondial des Eglises, qui leur a demandé de dépasser la dispute
électorale et de chercher un compromis.
"Les Kenyans souhaiteraient voir leurs leaders
politiques affirmer la paix et régler leurs différends, pour lesquels un
compromis politique est nécessaire," a déclaré Peter Karanja,
secrétaire général du Conseil national des Eglises kenyanes, qui
a accueilli cette visite.
Bien qu'elles continuent à affirmer leur engagement
au processus de médiation de l'Union africaine mené par Kofi Annan,
les deux parties continuent cependant à plaider pour leur
victoire respective.
La délégation oecuménique a quant à elle plaidé en
faveur des personnes qui souffrent de cette crise, et Nyaradzai
Gumbonzvanda, secrétaire général de World Young Women's Christian
Association, de souligner: "Beaucoup de femmes et d'enfants font partie
des plus touchés par la violence et par conséquent des déplacements
forcés [...] Ils ont besoin non seulement d'un toit et de
nourriture, mais également de soins médicaux, notamment à l'accès
aux traitements VIH, de sécurité, notamment la protection contre les
abus sexuels, et de conseils pour les traumatismes subis."
Les violences au Kenya ont fait près de 900 morts
et des centaines de milliers de déplacés.