OUAGADOUGOU, 4 février (Xinhua) -- La 11e conférence
internationale de l'Association des femmes africaines face au
sida (AFAFSI) s'est ouverte, lundi à Ouagadougou, sous le thème
"VIH/ sida, genre et droits humains: il est temps d'agir".
Regroupant une cinquantaine de participantes venues
de 20 pays africains et d'Amérique, cette conférence identifiera et
analysera les questions de genre et de droits de l'homme en rapport avec la
prévention du VIH/sida.
"La pandémie en Afrique a un visage féminin", c'est
le constat fait par l'AFAFSI en se référant aux statistiques de l'ONUSIDA
qui précisent que plus de 6.000 infections sont enregistrées chaque
jour.
Il ressort des statistiques de l'ONUSIDA que 74% des
personnes infectées de 17 à 24 ans sont de sexe féminin et 50% de
celles-ci vivent en Afrique au Sud du Sahara.
En organisant cette conférence, les membres de
l'AFAFSI ( institutions de recherche, groupements de femmes et
organisations de la société civile) exploreront les questions du genre et
le VIH/ sida en vue de promouvoir les droits des femmes et des
filles.
"Le VIH/sida est un problème de droits humains", a
dit la présidente internationale de l'AFAFSI, Bernisse Ellot, précisant
que le genre et les droits humains influencent grandement le monde du
VIH/Sida.
Estimant que les actions de l'AFAFSI contribuent à
la réduction des taux de séroprévalence, Mme Chantal Compaoré a invité les
femmes à rester mobilisées afin d'inverser la courbe de la
progression du VIH/Sida.
"Cette conférence constitue des opportunités
d'échanges d'idées et de bonnes pratiques, de bilans et d'analyses
critiques dans la perspective de mettre au point de nouvelles stratégies
consensuelles de riposte", a-t-elle fait remarquer.
"Au Burkina, les programmes de lutte contre
le VIH/Sida et les IST connaissent des progrès significatifs car le taux
de séroprévalence s'établit à 1,8%", a souligné de son côté le
Premier ministre burkinabé, Tertuis Zongo, qui a présidé la conférence.