NAIROBI, 3 février (Xinhua) -- Au moins 13 personnes
ont été tuées ce week-end dans l'ouest du Kenya, ce qui porte à plus de
40 le nombre de morts causés par la vague de violences qui a éclaté
dans cette région.
Selon des témoins de Rift Valley et Nyanza,
certaines personnes ont été tuées par la police et d'autres par des gang
armé de machettes.
Les nouvelles violences ont eu lieu après qu'une
église pendtecostiste fut incendié samedi par des jeunes hommes près de
la ville d'Eldoret, dans la province de Rift Valley.
D'après le neveu du pasteur, Peter Ndungu, le groupe
de jeunes ont mis le feu à l'église parce que sa tante appartient au tribu
de Kikuyu, soit celui du président Mwai Kibaki.
Le porte-parole de la police Eric Kiraithe a affrimé
pour sa part que dans la ville de Sotik, des gangs tenant des machettes
ou des flèches avaient commis des violences.
A Eldoret, des affrontements violents ont opposé des
jeunes hommes des tribus rivaux Kalenjin, Kikuyu et Kisii. Ils ont
incendiés des maisons et bloqué des routes.
Selon Kiraithe, des dizaines de personnes ont été
blessées et près de 200 maisons sont parties en fumée.
Les nouvelles violences sont intervenues en dépit de
la signature vendredi d'accord de principe par le président Kibaki
et le leader de l'oppoistion Raila Odinga.
L'accord appelle les milices illégales à se
dissoudre et à ouvrir des enquêtes sur tous les crimes liés aux violences
post- électorales, y compris celles qui pourraient être commises par la
police.
Le nombre de morts causés par les
violences post-électorales, depuis fin décembre, est estimé à près de 900, alors
que 300.000 personnes ont fui leur foyer.