BEIJING, 3 février (Xinhua) -- Trois
semaines de neige dans une grande partie du territoire de la Chine ont
"représenté un coût économique" mais l'impact sera absorbé sur l'année
complète, selon Fan Gang, un économiste chinois renommé.
Fan, directeur de l'Institut national des études
économiques de Chine, a dit samedi à Beijing que la crise liée à la neige
pourrait en fait promouvoir l'investissement, y compris la
modernisation du réseau électrique national et l'amélioration des
infrastructures charbonnières.
"Le marché domestique possède aussi un grand
potentiel pour accélérer le développement économique. Une telle grande
économie rencontrera sans aucun doute diverses difficultés chaque année,
mais l'économie chinoise croît à un rythme régulier", a-t-il
ajouté.
Il a aussi réfuté les opinions de certains analystes
selon lesquelles la catastrophe due à la neige pourrait porter un coup
à la croissance.
Li Huiyong, analyste macro-économique de haut niveau
de la société de courtage Shenyin & Wangguo, prévoit que le produit
intérieur brut (PIB) au premier trimestre 2008 augmenterait de 10, 1%
en Chine, soit 0,5 point en dessous du taux prévisionnel, en raison du
ralentissement de la croissance des exportations, des investissements et
de la production industrielle.
"La neige a affecté l'économie chinoise pour le
moment, mais à long terme, le pays conservera un rythme rapide de
croissance économique", a dit Zhu Hongren, directeur adjoint du Bureau des
opérations économiques de la Commission d'Etat pour le Développement
et la Réforme (CEDR).
Il a prévu également que l'indice des prix à la
consommation ( IPC) allait progresser à 6,8% en janvier, soit 0,3 point
plus élevé que celui enregistré en décembre dernier, et pourrait
établir un nouveau record à la hausse en février. La fête du
Printemps qui débutera le 7 février, est une période traditionnelle
d'achats en Chine.
L'IPC a progressé de 4,8% en 2007 et atteint une
hausse de 6,9% en novembre dernier, le taux le plus élevé enregistré depuis
onze ans et largement supérieur à l'objectif de 3% fixé par le
gouvernement.