LOME, 1er février (Xinhua) -- Une mission de
ministres togolais attendue très prochainement à Jeddah en Arabie saoudite
en vue de concrétiser avec la Banque islamique de développement (BID) son
appui "déjà approuvé" à la relance du secteur des phosphates du
Togo, a appris vendredi l'Agence Xinhua de sources concordantes.
Cet appui est inscrit dans un ensemble de dossiers
au titre de la coopération entre le Togo et la BID et qui comprennent
également des projets dans le domaine des infrastructures.
Il a été l'objet d'un entretien, il y a quelques
jours à Lomé, entre les autorités togolaises et le vice-président de la
BID, Amadou Boubaccar Cissé. Selon de bonnes sources du gouvernement,
Amadou Boubaccar Cissé fera le point du lancement de ces programmes
et verra comment accélérer la mise en oeuvre, en particulier, du programme
concernant les phosphates.
"Ce programme est déjà approuvé au niveau de la BID
depuis quelques mois déjà ", a-t-on précisé, ajoutant que le
vice- président de la BID avait discuté avec les autorités togolaises,
notamment le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé, et que pour la
concrétisation de ces dossiers, les deux parties ont convenu d'une mission
prochaine de ministres togolais à Jeddah.
Décembre dernier, le ministre togolais des Finances,
du Budget et des Privatisations, Adji Otteth Ayassor, avait estimé que le
relèvement de la filière des phosphates du Togo, dans la perspective
du redressement économique de ce pays, nécessite l'assistance financière
et technique des bailleurs de fonds pour sortir cette filière de sa
situation de sous-production
Les phosphates du Togo sont actuellement confiés à
la Nouvelle société des phosphates du Togo (SNPT) détenue à 100% par
l'Etat togolais, avec la vision de faire en sorte que le phosphate joue
un rôle promoteur de l'économie togolaise. Jusqu'en 2003, la
précédente société l'International Fetilizers Group-Togo
(IFG-Togo) n'a pas pu remettre à niveau la production annuelle de phosphate
à 3 millions de tonnes et entamer la mise en place d'industrie de
production d'acide.
Des sources officielles indiquent que
dans les années 1980-1988, l'Office togolais de phosphate (OTP) faisait
3,3 millions de tonnes et générait plus de 40 milliards de francs CFA
de bénéfice net après impôts.