RABAT, 1er février (Xinhua) -- A l'instar de la
communauté internationale, le Maroc célèbre le 2 février la journée des
zones humides, des zones où le gouvernement marocain a déployé
d'intenses efforts pour leur protection, leur gestion et leur
exploitation.
En effet, le Maroc a signé en 1980 la convention
Ramsar sur les zones humides et inscrit sur la liste de la convention
quatre Sites d'intérêt biologique et écologique (SIBE) : Merja Zergua
( Larache), Sidi Boughaba (Kénitra), Aguelmane Afennourir (Ifrane) et
la lagune de Khnifiss (Tan-Tan).
Au Maroc, il y a 150 SIBE dont 84 zones humides qui
prennent la forme de plages sableuses, baies, îlots, systèmes estuariens,
lagunes, lacs naturels permanents et temporaires, de marécages,
d'eaux stagnantes et temporaires, lacs de barrages, eaux
courantes, canaux de drainage et d'irrigation.
Depuis son intégration de la convention Ramsar, le
Maroc s'est doté d'un cadre institutionnel fort en créant un Comité
national Ramsar qui regroupe tous les départements ministériels concernés,
les instituts de recherche et les ONG reconnues dans le domaine et en
mettant en place l'Unité focale nationale du Réseau Nord africain des
zones humides.
Le pays a, également, engagé des actions concernant
la conservation de la biodiversité des zones humides à travers la
création du Centre Marocain pour les zones humides et la réalisation
d'un inventaire qui vérifiera les critères d'inscription dans la liste
Ramsar d'une vingtaine de zones humides qui s'étendent sur une superficie
de 500 000 ha.
Au niveau juridique, les zones humides
du domaine forestier bénéficient systématiquement d'un statut de protection
et d'un contrôle des droits d'usage alors que les autres zones
humides dont la gestion est assurée par plusieurs administrations s'affrontent
à des difficultés de gestion.