PARIS, 1er février (Xinhua) -- La ministre française
de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a fait savoir vendredi que le
gouvernement français ferait des efforts pour stopper la " propagande
terroriste sur le Net", considérant le terrorisme islamiste comme sa
première préoccupation en matière de sécurité.
Dans un entretien publié au quotidien français Le
Figaro, Mme Alliot-Marie a souligné le danger que "des fanatiques isolés
et fragiles" puissent être manipulés, notamment via Internet, par
des groupes terroristes pour devenir des kamikazes en puissance. Elle
a cité comme exemple le cas d'un islamiste interpellé en 2007
dans l'est de la France.
Les "illuminés" peuvent trouver sur Internet non
seulement la propagande terroriste, mais également des conseils pour
fabriquer des explosifs ou des armes chimiques, a-t-elle affirmé. Elle a
souligné que la lutte contre cette utilisation d'Internet par les
terroristes était "une de ses préoccupations majeures" et "l'une des
priorités" qu'elle a assignées à ses services.
La ministre n'a pas écarté la possibilité d'un
attentat chimique en France, reconnaissant qu'une attaque chimique
provoquerait un effet de panique, alors que les troupes terroristes
chercheraient à "semer la terreur la plus dévastatrice et la plus
médiatique".
Cette lutte contre la propagande terroriste sur la
Toile nécessite du matériel supplémentaire, des effectifs spécialisés
dans la lutte contre la cybercriminalité, et des moyens juridiques, a
indiqué la ministre française. Elle se rendra aux Etats-Unis pour discuter
du problème créé par la domiciliation outre- atlantique de nombreux sites
Internet extrémistes.