Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Burkina Faso: Recrudescence de la méningite au Burkina avec 774 cas à la 4e semaine de 2008
-
Togo : fin du projet OMS/SIZ malgré des poches résiduelles à prévalence élevée d'onchocercose
-
Apparition de cas de fièvre aphteuse dans l'ouest de la Zambie
-
Aucune substance toxique n'a été trouvée dans les raviolis chinois  importés au Japon
-
Les pays africains appelés à consacrer 15% de leur budget national à la santé publique
Burkina Faso: Recrudescence de la méningite au Burkina avec 774 cas à la 4e semaine de 2008
  2008-02-01 09:58:42  

     OUAGADOUGOU, 31 janvier (Xinhua) - - Le Comité national de  gestion des épidémies, a annoncé, jeudi à Ouagadougou, à l'issue  d'une rencontre d'urgence, qu'à la 4e semaine de 2008, le pays a  enregistré au total 774 cas de méningite dont 124 décès.  

     Au total, trois districts sanitaires ont atteint le seuil  d'alerte dont le district sanitaire de Sapouy (100 km au Sud de  Ouagadougou) qui avait déjà au cours de la première semaine de  2008, au total, 119 cas de méningite dont 19 décès. 

     Le seuil d'alerte et le seuil épidémiologique ont été fixés  respectivement à 5 cas pour 100.000 habitants en une semaine et à  10 cas pour 100.000 habitants en une semaine dans un district  sanitaire. 

     Seul le district sanitaire de Mangodara dans la Comoé (500 km  à l'Ouest de Ouagadougou) est considéré comme étant en épidémie  avec un taux d'attaque de 13,71% et en enregistrant à la 4e  semaine, au total, 45 cas dont une dizaine de morts.  

     Cette réunion a permis aux différents acteurs de prendre  connaissance du plan de préparation de la riposte contre la  méningite du Burkina qui a été adopté par le conseil des ministres et estimé à plus de 3 milliards de F CFA. 

     Rappelant que moins d'un milliard de F CFA a été mobilisé à  cet effet, le comité a lancé un appel aux partenaires pour un  soutien au financement de ce plan.  

     Cependant, la situation semble moins alarmante dans les  districts sanitaires voisins de Banfora et Sindou qui ont  respectivement des taux de létalité de 3,70% et 5% et enfin au  total, 6% pour l'ensemble de la région.  

     Un atelier inter pays de revue et de planification sur la  surveillance renforcée et la riposte aux épidémies de méningite en Afrique, tenu au dernier trimestre de l'année 2007 à Ouagadougou,  avait craint une épidémie majeure à cette saison épidémique. 

     En 1997, rappelle-t-on, l'épidémie de méningite avait  enregistré 200.000 cas et fait plus de 20.000 décès, selon les  statistiques de l'OMS. 

     Une analyse rétrospective de cas de données de la dernière  décennie (1996-2006) par l'OMS a permis d'établir une carte de  risque épidémique du Burkina Faso où 15 districts sanitaires sont  retenus comme étant à haut risque d'épidémie de méningite en 2007  avec une population cible de 2,6 millions d'habitants et un besoin de 3,1 millions de doses de vaccins. 

     Selon les statistiques du ministère burkinabé de la Santé, au  total, plus de 25.000 cas de méningite ont été recensés en 2007  avec environ 2000 décès et l'épidémie de 2007 aura été la plus  grande après celle de 1996, car ayant duré 21 semaines, de fin  janvier à mi-juin.  

     Le Burkina Faso, qui est situé dans la ceinture méningitique,  connaît de façon récurrente des épidémies de méningite et le pays  a été confronté à des épidémies en 1996, 1997, 2001, 2002, 2003,  2004,2006 et 2007.  

     De 1996 à 2007, les épidémies de méningite au Burkina ont été  caractérisées par un profil épidémiologique variable passant des  méningocoques des sérogroupes A et C à ceux du sérogroupe W 135 et A.  

     Pour les épidémies de 2003 à 2007, l'identification des germes  a mis en évidence une prédominance du méningocoque A.  

     Sur la base d'une prévision budgétaire de 20.000 cas suspects  de méningite attendus en 2008, les autorités sanitaires entendent  engager une campagne de vaccination réactive dans les zones en  épidémie en vue d'interrompre la propagation de la maladie.  

     Le ministère de la Santé s'engage également au renforcement des stocks de médicaments,réactifs et consommables pour une prise en  charge précoce, adéquate et gratuite.  

     Un accent est mis sur le suivi de la tendance de la maladie à  tous les niveaux du système de santé afin de détecter à temps  l'éclosion d'un foyer épidémique.