LOME, 31 janvier (Xinhua) --Le ministre de la Santé
du Togo, Pr. Charles Kondi Agba juge toujours " inquiétante " la situation
de l'onchocercose dans son pays où persistent encore des poches
résiduelles d'une prévalence de 21 %, pendant que l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) mettait fin à son projet en Zone
d'Intervention Spéciale (SIZ) consacré à la lutte contre cette
maladie dans ce pays, ont rapporté jeudi les médias officiels.
Le représentant de l'OMS au Togo, D. Kadri Tankari,
qui s'est prononcé sur la fin de ce projet, a indiqué que la cessation
d'activités constitue un "tournant décisif" dans la lutte contre
l'onchocercose au Togo, après des synergies importantes créées et
des résultats à moindre coûts obtenus.
Au début de l'exécution de ce projet en 1976 et
auquel l'OMS vient de mettre fin, les enquêtes épidémiologiques avaient
révélé une hyper-endémicité avec des taux de prévalence variant entre 50
et 85 % et des taux de cécité de l'ordre de 1 à 4 %.
Les sources du ministère de la Santé indiquent qu'à
la fin de 2002, l'hyper-endémicité a été réduite à des taux inférieurs à
10 % avec un taux de cécité à moins de 1%, à l'issue d'une lutte
" rationnelle et coordonnée contre cette maladie de la mouche
noire ".
Cependant, des poches résiduelles existent dans
plusieurs villages de la vallée du Mô, un affluent de l'Oti dans le nord
du Togo, avec des taux de prévalence élevés jusqu'à 21,7 %.
Selon le ministre de la Santé, la situation s'est
" considérablement améliorée" avec des résultats satisfaisants mais
elle "reste encore inquiétante".
"Nous devons rester vigilants pour que la
plaine du Mô ne devienne pas la poche de réinfestation du
Togo par l'onchocercose", a-t-il averti, tout en annonçant un
plan quinquennal post-OMS/SIZ 2008-2012 élaboré et qui permettra d'assainir
les poches résiduelles.