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Togo : fin du projet OMS/SIZ malgré des poches résiduelles à prévalence élevée d'onchocercose
  2008-02-01 08:57:47  

     LOME, 31 janvier (Xinhua) --Le ministre de la Santé du Togo, Pr. Charles Kondi Agba juge toujours " inquiétante " la situation de  l'onchocercose dans son pays où persistent encore des poches  résiduelles d'une prévalence de 21 %, pendant que l'Organisation  mondiale de la santé (OMS) mettait fin à son projet en Zone  d'Intervention Spéciale (SIZ) consacré à la lutte contre cette  maladie dans ce pays, ont rapporté jeudi les médias officiels. 

     Le représentant de l'OMS au Togo, D. Kadri Tankari, qui s'est  prononcé sur la fin de ce projet, a indiqué que la cessation  d'activités constitue un "tournant décisif" dans la lutte contre  l'onchocercose au Togo, après des synergies importantes créées et  des résultats à moindre coûts obtenus. 

     Au début de l'exécution de ce projet en 1976 et auquel l'OMS  vient de mettre fin, les enquêtes épidémiologiques avaient révélé  une hyper-endémicité avec des taux de prévalence variant entre 50  et 85 % et des taux de cécité de l'ordre de 1 à 4 %. 

     Les sources du ministère de la Santé indiquent qu'à la fin de  2002, l'hyper-endémicité a été réduite à des taux inférieurs à 10 % avec un taux de cécité à moins de 1%, à l'issue d'une lutte " rationnelle et coordonnée contre cette maladie de la mouche noire ". 

     Cependant, des poches résiduelles existent dans plusieurs  villages de la vallée du Mô, un affluent de l'Oti dans le nord du  Togo, avec des taux de prévalence élevés jusqu'à 21,7 %. 

     Selon le ministre de la Santé, la situation s'est " considérablement améliorée" avec des résultats satisfaisants mais  elle "reste encore inquiétante". 

     "Nous devons rester vigilants pour que la plaine du Mô ne  devienne pas la poche de réinfestation du Togo par l'onchocercose", a-t-il averti, tout en annonçant un plan quinquennal post-OMS/SIZ  2008-2012 élaboré et qui permettra d'assainir les poches  résiduelles.