BEIJING, 31 janvier (Xinhua) -- Aucune substance
toxique n'a été trouvée dans les raviolis congelés importés de Chine,
accusés d'être à l'origine d'une intoxication alimentaire au Japon, a dit
jeudi l'Administration d'Etat pour le Contrôle de la Qualité,
l'Inspection et la Quarantaine (AECQIQ).
L'AECQIQ a effectué des tests jeudi matin sur les
échantillons de deux lots de raviolis et n'a trouvé aucune trace de
pesticide. Les tests sur les matières premières utilisées par l'usine
alimentaire, telles que gingembre et chou, montrent aussi
qu'elles étaient sûres.
Au moins dix personnes des préfectures japonaises de
Hyogo et de Chiba ont présenté des symptômes - maux de ventre, vomissement
ou diarrhée, après avoir mangé des raviolis importés, selon des
médias japonais.
Le gouvernement japonais avait examiné le vomi des
personnes intoxiquées et les emballages alimentaires laissés chez eux,
trouvant des traces d'un insecticide, le méthamidophos, en quantité
suffisante pour empoisonner un être humain, a dit Wang Daning, chef du
Bureau de la sécurité alimentaire de l'import- export de l'AECQIQ.
Les tests réalisés par les autorités japonaises sur
les raviolis restant des mêmes lots vendus au Japon, totalisant plus
de 2 000 sachets, montrent que ces raviolis sont tous sûrs, ainsi
que les autres produits fabriqués par la même usine alimentaire
chinoise, a dit Wang lors d'une conférence de presse jeudi.
Selon Wang, l'AECQIQ a demandé au fabricant chinois
de raviolis, Tian Yang Food Processing basé dans la province du Hebei, de
rappeler immédiatement tous ses produits vendus au Japon ou sur
le point d'y être livrés.
Les produits de la société Tian Yang Food Processing
sont fabriqués uniquement pour le Japon et ne sont pas exportés dans
d'autres pays, ni même en Chine, a dit Wang.
La vente des raviolis ou d'autres produits fabriqués
par la société Tian Yang Food Processing est suspendue au Japon, a-t-il
ajouté.
La police des deux pays a lancé une enquête et la
Chine enverra des experts au Japon pour aider à résoudre le problème.
"Les enquêteurs japonais et chinois se sont
mis d'accord pour ne publier ancun jugement subjectif avant de connaître
le résultat final", a répondu Wang à la question sur la possibilité
d'un empoisonnement intentionnel.