JAKARTA, 28 janvier (Xinhua) -- La deuxième
conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies contre la
corruption à Bali, en Indonésie, a entamné ses travaux lundi à Bali,
en Indonésie.
S'adressant à plus d'un millier de participants, le
directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le
crime (ONUDC), Antonio Maria Costa, a encouragé les pays à
mesurer l'application de la Convention et à "neutraliser les trous noirs"
des administrations.
Il a insisté sur la nécessité, pour chaque pays, de
faire le point sur les avancées contre la corruption et dans la mise en
oeuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption.
Il a ensuite encouragé les Etats parties à faire
connaître les mesures nécessaires et leurs besoins, notamment techniques,
pour lesquels l'ONUDC pourrait être d'utilité.
Antonio Maria Costa a souligné l'importance
d'instaurer un mécanisme d'évaluation de la mise en oeuvre de la
Convention. Seize pays volontaires ont déjà lancé un programme pilote pour
évaluer les coûts et bénéfices d'un tel système d'examen. Le
directeur exécutif de l'ONUDC a indiqué qu'il se sentirait "déçu" si
les Etats parties n'adoptaient pas cette semaine un tel mécanisme.
La Convention des Nations Unies contre la
corruption est le premier et l'unique instrument mondial
anticorruption juridiquement contraignant. Elle a été adoptée par
l'Assemblée générale en octobre 2003 et est entrée en vigueur le 14
décembre 2005. Jusqu'ici, 140 Etats l'ont signée et 107 l'ont ratifiée
pour en devenir des États parties à part entière.