LE
CAIRE, 27 janvier (Xinhua) -- Les ministres arabes des Affaires étrangères
de la Ligue arabe (LA) ont insisté dimanche sur leur consensus de s'en
tenir à l'initiative arabe et de poursuivre leurs efforts pour résoudre
l'actuelle crise politique libanaise.
(Photo: Xinhua/AFP)
Dans un communiqué diffusé à
l'issue d'une réunion d'urgence des ministres arabes des Affaires
étrangères de la LA, les ministres ont salué les efforts déployés par le
secrétaire général de la LA, Amr Moussa, demandant à toutes les parties
libanaises concernées de répondre activement à ses efforts.
(Photo: Xinhua/AFP)
Au cours de la réunion, les participants ont discuté
des résultats du déroulement du plan arabe adopté par la LA le mois
dernier pour mettre fin à la crise politique au Liban.
Cette initiative arabe, en trois points, consiste à
élire immédiatement le commandant de l'armée libanaise Michel Suleiman
à la tête du pays, constituer un gouvernement d'union nationale et
élaborer une nouvelle loi électorale.
Les ministres arabes ont passé en revue le rapport
d'évaluation de M. Moussa sur sa récente mission au Liban, et abordé ses
recommendations visant à poursuivre les efforts arabes pour
faciliter l'application de l'initiative.
Ils ont demandé à l'ensemble de parties engagées de
voter en faveur du chef de l'armée lors de la prochaine séance
parlementaire prévue pour le 11 février.
Le conseil de la LA a fait part de ses vives
préoccupations sur la prolongation de la situation de stagnation politique
du Liban, mettant en garde contre de graves conséquences sur la stabilité
et la sécurité au Liban.
Il a en outre souhaité que puissent continuer les
dialogues entamés entre les parties concernées du Liban sous l'impulsion
de M. Moussa.
Dans son rapport, M. Moussa a affirmé que la Syrie,
désireuse de voir parvenir au plus vite à une solution à l'impasse
politique au Liban, était favorable à ses efforts pour pousser l'initiative
arabe, qui prévoit 13 sièges pour la majorité, dix pour l'opposition
et sept pour le nouveau président.
Pourtant, la Syrie soutient aussi une répartion de
dix sièges pour chaque faction, selon le chef de la LA.
Dans le courant du mois, M. Moussa a effectué trois
visites au Liban, où il s'est attelé à faire valoir l'initiative arabe
auprès des responsables libanais.
Le Liban continue à s'enliser dans sa plus grave
crise politique après la fin de la guerre civile entre 1975 et 1990,
avec la présidence toujours vacante depuis le 24 novembre
dernier, échéance du mandat de l'ancien président Emile Lahoud.
Faute d'un consensus sur le candidat
entre la majorité antisyrienne et l'opposition, le parlement a reporté
à 13 reprises la séance de l'élection présidentielle, faisant planer
des doutes sur une recrudescence des violences dans le pays.