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Le Soudan proteste contre les commentaires des Etats-Unis à son  encontre
  2008-01-27 12:43:24  

     KHARTOUM, 26 janvier (Xinhua) -- Le gouvernement soudanais a  convoqué samedi le chargé d'affaires de l'ambassade américaine à  Khartoum, Alberto Fernandez, pour protester contre ses derniers  commentaires sur le Soudan, a rapporté l'agence de presse  officielle SUNA.  

     M. Fernadez a été notifié que ses remarques sont considérées  comme "une intervention flagrante des affaires internes du Soudan", a indiqué Abdel-Bassit Al-Sanoussi, directeur du département  américain au ministère soudanais des Affaires étrangères. 

     Ces commentaires entraveront la mise en application de l'Accord de paix global (CPA), conclu entre le nord et le sud du Soudan,  ainsi que les efforts déployés pour résoudre le conflit du Darfour (ouest), a souligné Al-Sanoussi. 

     Le gouvernement soudanais et le Mouvement de libération des  peuples du Soudan (SPLM, ex-rébellion) avaient signé le 9 janvier  2005 le CPA pour mettre fin au conflit entre les deux côtés, l'un  des plus anciens conflits sur le continent africain. 

     Les remarques de M. Fernandez ne favorisent pas la poursuite du dialogue entre les deux pays, a martelé Al-Sanoussi. 

     Selon le responsable soudanais, son ministère a réaffirme à M.  Fernandez que la politique américaine sur le Soudan était basée  sur les positions qui ne permettront pas d'aider à améliorer les  relations bilatérales du fait que les Etats-Unis maintiennent  leurs sanctions contre Khartoum et nomment des envoyés qui ont des positions déformées vis-à-vis du pays africain. 

     La présidence soudanaise a le droit souverain total de nommer  une personne de son choix à tout poste constitutionnel dans les  intérêts suprêmes du pays, a précisé Al-Sanoussi, faisant allusion à la nommination de Cheikh Moussa Hilal au poste de conseiller  auprès du ministre des Affaires fédérales du ministre Abdel Bassit Sabdarat. 

     Par ailleurs, Al-Sanoussi a demandé une fois plus à  l'administration américaine de remettre en liberté le plus tôt  possible les Soudanais détenus dans la base militaire américaine  de Guantanamo (Cuba), où des centaines de personnes sont enfermées sans jugement pour accusations du terrorisme. 

     Jeudi, dans une interview accordée à l'agence de presse  britannique Reuters, M. Fernandez a affirmé qu'une méfiance du  gouvernement soudanais due d'une série de promises non honorées  constituait un principal obstacle aux négociations prévues sur la  crise du Darfour. 

     Le département d'Etat américain avait fermement critiqué mardi  dernier le gouvernement soudanais pour la nomination de Cheikh  Moussa Hilal, le leader milicien accusé par les Etats-Unis d'avoir été impliqué dans la crise du Darfour.