PARIS, 24 janvier (Xinhua) -- Des centaines de
milliers de fonctionnaires français sont descendus jeudi dans la rue pour
des revendications sur le salaire et l'emploi.
Le ministère français du Budget et de la Fonction
publique a annoncé un taux de participation de 24,8% dans la fonction
pulibique d'Etat.
La Confédération générale du Travail (CGT, le plus
grand syndicat français) a annoncé 400.000 manifestants dans la journée
dans le pays. Les enseignants et personnels de l'Education nationale
étaient particulièrement nombreux dans la rue. Le taux des grévistes a
atteint 50% dans le secteur de l'éducation, selon la CGT.
Presque tous les syndicats dans la fonction publique
ont appelé à la grève et à la manifestation jeudi, pour défendre le
"pouvoir d'achat" et l'"emploi public". Une grève similaire a eu lieu le
20 novembre.
Mais le gouvernement reste "sourd" aux
revendications des syndicats pour commencer de "véritables négociations".
La seconde grève a eu lieu en l'espace de deux mois
pour faire pression sur le gouvernement, selon les syndicats.
Le ministre du Budget et de la Fonction publique
Eric Woerth, dans une émission de la radio RTL, a affirmé que la grève
était " totalement inutile", car des négociations étaient en cours entre
le gouvernement et les syndicats sur la rémunération des
fonctionnaires et les règles de gestion de la fonction publique. Il
a estimé que la grève était moins importante par rapport au mois de
novembre.
Le gouvernement a expérimenté à cette occasion le
"service minimum" dans le secteur de l'éducation. Les communes volontaires
recevront un financement de l'Etat pour avoir organisé en cas de
grève des personnels enseignants, un service d'accueil des efants
scolarisés, afin de permettre aux parents concernés d'aller au
travail.
Les fonds payés aux communes
proviendront des salaires retenus des enseignants grévistes. 29% des villes de
plus de 100.000 habitants ont participé à ce projet pilote, selon le
ministère de l'Education nationale.